"Dans cette période de Noël et au début d'une nouvelle année, nous souhaitons vous adresser à vous et à tout le peuple du Soudan du Sud nos meilleurs voeux de paix et de prospérité", écrivent-ils aux leaders politiques du pays dans un message conjoint publié par le Vatican. Ils ont en outre souligné leur "proximité spirituelle" avec les rivaux sud-soudanais "alors qu'ils s'emploient à une rapide mise en oeuvre des accords de paix", dans ces voeux également signés par le révérend John Chalmers, l'ex-modérateur de l'assemblée générale de l'Eglise d'Ecosse. Les leaders religieux ont indiqué prier pour "un engagement renouvelé sur le chemin de la réconciliation et la fraternité" et espéré voir "s'accomplir" leur souhait de se rendre au Soudan. Le 13 novembre dernier, le pape François et Justin Welby, chef de l'Eglise anglicane, avaient annoncé qu'ils se rendraient ensemble au Soudan du Sud, si un gouvernement d'union nationale permet de garantir la paix d'ici la mi-février 2020. Dans leur message de Noël, il n'évoquent toutefois plus de date butoir. Les pourparlers de paix sud-soudanais qui se déroulaient à Juba depuis le 11 décembre ont été ajournés mardi et doivent reprendre début janvier. Ils portent sur la difficile mise en oeuvre d'un accord de paix signé en septembre 2018 entre le président Salva Kiir et son ex-vice-président Riek Machar. Le président Kiir et son rival Riek Machar se sont rencontrés au moins à trois reprises depuis le 11 décembre à Juba mais ne parviennent toujours pas à régler l'épineuse question du nombre et des frontières des Etats régionaux composant leur pays indépendant depuis 2011. M. Machar, qui vit en exil à Khartoum et était arrivé à Juba le 10 décembre, a quitté mardi la capitale sud-soudanaise en compagnie du général Mohamed Hamdan Daglo. Depuis la signature de l'accord de paix de septembre 2018, les combats ont fortement diminué au Soudan du Sud, mais Salva Kiir et Riek Machar ne parviennent pas à concrétiser certaines dispositions cruciales de l'accord. Dans ce contexte, la formation d'un gouvernement d'union nationale, initialement prévue en mai, a été reportée à deux reprises et est désormais fixée à fin février 2020. Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en 2013, deux ans après son indépendance du Soudan, lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé M. Machar, son ex-vice-président, membre de l'ethnie nuer, de fomenter un coup d'Etat. Le conflit a fait plus de 380.000 morts. (Belga)

"Dans cette période de Noël et au début d'une nouvelle année, nous souhaitons vous adresser à vous et à tout le peuple du Soudan du Sud nos meilleurs voeux de paix et de prospérité", écrivent-ils aux leaders politiques du pays dans un message conjoint publié par le Vatican. Ils ont en outre souligné leur "proximité spirituelle" avec les rivaux sud-soudanais "alors qu'ils s'emploient à une rapide mise en oeuvre des accords de paix", dans ces voeux également signés par le révérend John Chalmers, l'ex-modérateur de l'assemblée générale de l'Eglise d'Ecosse. Les leaders religieux ont indiqué prier pour "un engagement renouvelé sur le chemin de la réconciliation et la fraternité" et espéré voir "s'accomplir" leur souhait de se rendre au Soudan. Le 13 novembre dernier, le pape François et Justin Welby, chef de l'Eglise anglicane, avaient annoncé qu'ils se rendraient ensemble au Soudan du Sud, si un gouvernement d'union nationale permet de garantir la paix d'ici la mi-février 2020. Dans leur message de Noël, il n'évoquent toutefois plus de date butoir. Les pourparlers de paix sud-soudanais qui se déroulaient à Juba depuis le 11 décembre ont été ajournés mardi et doivent reprendre début janvier. Ils portent sur la difficile mise en oeuvre d'un accord de paix signé en septembre 2018 entre le président Salva Kiir et son ex-vice-président Riek Machar. Le président Kiir et son rival Riek Machar se sont rencontrés au moins à trois reprises depuis le 11 décembre à Juba mais ne parviennent toujours pas à régler l'épineuse question du nombre et des frontières des Etats régionaux composant leur pays indépendant depuis 2011. M. Machar, qui vit en exil à Khartoum et était arrivé à Juba le 10 décembre, a quitté mardi la capitale sud-soudanaise en compagnie du général Mohamed Hamdan Daglo. Depuis la signature de l'accord de paix de septembre 2018, les combats ont fortement diminué au Soudan du Sud, mais Salva Kiir et Riek Machar ne parviennent pas à concrétiser certaines dispositions cruciales de l'accord. Dans ce contexte, la formation d'un gouvernement d'union nationale, initialement prévue en mai, a été reportée à deux reprises et est désormais fixée à fin février 2020. Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en 2013, deux ans après son indépendance du Soudan, lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé M. Machar, son ex-vice-président, membre de l'ethnie nuer, de fomenter un coup d'Etat. Le conflit a fait plus de 380.000 morts. (Belga)