Les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition dominée par les combattants kurdes, ont rapporté sur Twitter une attaque menée avec des blindés et à l'artillerie "pour envahir Aïn Issa". L'alliance, qui dispose de bases et de bureaux administratifs à Aïn Issa, "tente d'empêcher l'avancée des forces turques et des supplétifs syriens" en direction de la localité, a de son côté indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les rebelles proturcs, soutenus par l'artillerie turque et les drones chargés d'explosifs d'Ankara, se trouvent à un kilomètre d'Aïn Issa, a précisé à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, qui évoque de "violents combats". Des affrontements sporadiques opposent ces dernières semaines les combattants kurdes aux forces turques et à leurs supplétifs syriens, qui ont conquis quelques dizaines de villages, malgré deux accords de cessez-le-feu. Ankara avait lancé le 9 octobre une offensive majeure en Syrie pour éloigner de sa frontière la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du Peuple (YPG). Cette opération a permis à l'armée turque de s'emparer d'une bande frontalière de 120 km. Les violences ont tué 150 civils et déplacé plus de 300.000 personnes, selon l'OSDH. Lâchés par Washington, leur allié dans la lutte antidjihadistes, les Kurdes se sont tournés vers le régime de Bachar al-Assad, qui a déployé des troupes dans plusieurs secteurs du nord. Et c'est Moscou, appui incontournable du régime, qui a négocié avec Ankara un cessez-le-feu, en contrepartie de patrouilles conjointes et du retrait des forces kurdes de la frontière. Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie par le régime de Damas, a fait a fait plus de 370.000 morts et des millions de déplacés. (Belga)

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition dominée par les combattants kurdes, ont rapporté sur Twitter une attaque menée avec des blindés et à l'artillerie "pour envahir Aïn Issa". L'alliance, qui dispose de bases et de bureaux administratifs à Aïn Issa, "tente d'empêcher l'avancée des forces turques et des supplétifs syriens" en direction de la localité, a de son côté indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les rebelles proturcs, soutenus par l'artillerie turque et les drones chargés d'explosifs d'Ankara, se trouvent à un kilomètre d'Aïn Issa, a précisé à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, qui évoque de "violents combats". Des affrontements sporadiques opposent ces dernières semaines les combattants kurdes aux forces turques et à leurs supplétifs syriens, qui ont conquis quelques dizaines de villages, malgré deux accords de cessez-le-feu. Ankara avait lancé le 9 octobre une offensive majeure en Syrie pour éloigner de sa frontière la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du Peuple (YPG). Cette opération a permis à l'armée turque de s'emparer d'une bande frontalière de 120 km. Les violences ont tué 150 civils et déplacé plus de 300.000 personnes, selon l'OSDH. Lâchés par Washington, leur allié dans la lutte antidjihadistes, les Kurdes se sont tournés vers le régime de Bachar al-Assad, qui a déployé des troupes dans plusieurs secteurs du nord. Et c'est Moscou, appui incontournable du régime, qui a négocié avec Ankara un cessez-le-feu, en contrepartie de patrouilles conjointes et du retrait des forces kurdes de la frontière. Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie par le régime de Damas, a fait a fait plus de 370.000 morts et des millions de déplacés. (Belga)