"Nous avons peur que la situation empire pour les Rohingyas (...), il y a eu de récentes nouvelles restrictions contre eux", a déclaré à des journalistes avant son audition à la Cour fédérale de Buenos Aires, Tun Khin, président de l'Organisation des Rohingyas birmans du Royaume-Uni (BROUK), basée au Royaume-Uni. "Aussi, il est très important que nous poussions la communauté internationale à obtenir justice, pas seulement dans ce tribunal, mais dans d'autres procédures que la communauté internationale doit soutenir", a-t-il ajouté, évoquant la procédure engagée à la Cour internationale de justice, plus haute instance judiciaire de l'ONU, et appuyée par le Canada, et les Pays-Bas. En novembre, la justice argentine, statuant en appel, avait annoncé l'ouverture d'une enquête sur des accusations de crimes commis par des militaires birmans contre des Rohingyas, en vertu du principe de "compétence universelle". La Constitution argentine le reconnait pour crimes graves tels que génocide ou crimes contre l'humanité. La justice argentine a par le passé déjà accepté d'examiner d'autres dossiers en vertu de la compétence universelle, notamment des crimes commis sous le régime franquiste en Espagne. La procédure argentine des Rohingyas porte sur six femmes qui avaient participé en août à une audience virtuelle à Buenos Aires, depuis des camps de réfugiés au Bangladesh. Elles disent avoir été agressées sexuellement et avoir perdu nombre de leurs proches, tués dans le cadre de la répression de l'armée birmane en 2017. Dans un communiqué, le BROUK, qui avait saisi la justice argentine dès 2019, a expliqué que le témoignage de Tun Khin jeudi à Buenos Aires devait porter "sur son histoire personnelle, qui à plus d'un titre reflète l'histoire récente tragique" des Rohingyas, entre l'exil forcé de ses parents, discrimination, répression violence. "L'aide humanitaire pour les Rohingyas, on en est reconnaissant, mais il faudrait plus de soutien aux actions en justice, plus de procédures au nom de la compétence universelle, et une action beaucoup plus forte pour soutenir les droits de Rohingyas", a déclaré Tun Khin jeudi. "Et on veut voir le qualificatif de génocide retenu par le gouvernement américain, c'est important". (Belga)

"Nous avons peur que la situation empire pour les Rohingyas (...), il y a eu de récentes nouvelles restrictions contre eux", a déclaré à des journalistes avant son audition à la Cour fédérale de Buenos Aires, Tun Khin, président de l'Organisation des Rohingyas birmans du Royaume-Uni (BROUK), basée au Royaume-Uni. "Aussi, il est très important que nous poussions la communauté internationale à obtenir justice, pas seulement dans ce tribunal, mais dans d'autres procédures que la communauté internationale doit soutenir", a-t-il ajouté, évoquant la procédure engagée à la Cour internationale de justice, plus haute instance judiciaire de l'ONU, et appuyée par le Canada, et les Pays-Bas. En novembre, la justice argentine, statuant en appel, avait annoncé l'ouverture d'une enquête sur des accusations de crimes commis par des militaires birmans contre des Rohingyas, en vertu du principe de "compétence universelle". La Constitution argentine le reconnait pour crimes graves tels que génocide ou crimes contre l'humanité. La justice argentine a par le passé déjà accepté d'examiner d'autres dossiers en vertu de la compétence universelle, notamment des crimes commis sous le régime franquiste en Espagne. La procédure argentine des Rohingyas porte sur six femmes qui avaient participé en août à une audience virtuelle à Buenos Aires, depuis des camps de réfugiés au Bangladesh. Elles disent avoir été agressées sexuellement et avoir perdu nombre de leurs proches, tués dans le cadre de la répression de l'armée birmane en 2017. Dans un communiqué, le BROUK, qui avait saisi la justice argentine dès 2019, a expliqué que le témoignage de Tun Khin jeudi à Buenos Aires devait porter "sur son histoire personnelle, qui à plus d'un titre reflète l'histoire récente tragique" des Rohingyas, entre l'exil forcé de ses parents, discrimination, répression violence. "L'aide humanitaire pour les Rohingyas, on en est reconnaissant, mais il faudrait plus de soutien aux actions en justice, plus de procédures au nom de la compétence universelle, et une action beaucoup plus forte pour soutenir les droits de Rohingyas", a déclaré Tun Khin jeudi. "Et on veut voir le qualificatif de génocide retenu par le gouvernement américain, c'est important". (Belga)