La Guadeloupe, frappée de plein fouet par l'épidémie de Covid-19 cet été, est secouée depuis une semaine par un mouvement né de la contestation de l'obligation vaccinale des soignants et pompiers, qui a dégénéré en crise sociale émaillée de nombreuses violences, pillages de commerces et dégradations la semaine dernière. "On n'a pas de violence urbaine au moment où je vous parle, mais malheureusement ces dernières heures, nous avons eu des tirs contre des policiers, notamment à Pointe-à-Pitre", a déclaré le ministre interrogé sur une chaîne publique. "On voit bien qu'on n'est pas sur une question sanitaire et sociale, on est sur des bandes, on est sur des voyous, on est sur des personnes qui sont malheureusement déjà défavorablement connues des services de police ou de la justice, qui se servent de cette crise pour s'exprimer dans la violence, et ça pour le coup, la réponse du gouvernement, elle est implacable, elle est claire, elle est ferme: l'envoi du Raid et du GIGN", deux forces spéciales d'intervention, a-t-il poursuivi. Le ministre a assuré qu'il n'y avait aucun parallèle à faire avec la grève de 2009, qui avait paralysé pendant 45 jours cette île des Caraïbes, et où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon l'Insee (l'institut national de statistique). M. Lecornu a indiqué que depuis le début de la crise, "95 interpellations" avaient eu lieu et "une trentaine de premières réponses pénales viennent d'être données par les tribunaux de Guadeloupe". Lundi, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la création d'une "instance de dialogue" afin de "convaincre et d'accompagner individuellement, humainement", les professionnels concernés par l'obligation vaccinale. "La situation est toujours très difficile (...) Ce qui est certain c'est que le rétablissement de l'ordre public est le préalable à toute discussion évidemment", a déclaré le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Selon M. Lecornu, 87% des soignants et 43% des pompiers sont vaccinés. (Belga)

La Guadeloupe, frappée de plein fouet par l'épidémie de Covid-19 cet été, est secouée depuis une semaine par un mouvement né de la contestation de l'obligation vaccinale des soignants et pompiers, qui a dégénéré en crise sociale émaillée de nombreuses violences, pillages de commerces et dégradations la semaine dernière. "On n'a pas de violence urbaine au moment où je vous parle, mais malheureusement ces dernières heures, nous avons eu des tirs contre des policiers, notamment à Pointe-à-Pitre", a déclaré le ministre interrogé sur une chaîne publique. "On voit bien qu'on n'est pas sur une question sanitaire et sociale, on est sur des bandes, on est sur des voyous, on est sur des personnes qui sont malheureusement déjà défavorablement connues des services de police ou de la justice, qui se servent de cette crise pour s'exprimer dans la violence, et ça pour le coup, la réponse du gouvernement, elle est implacable, elle est claire, elle est ferme: l'envoi du Raid et du GIGN", deux forces spéciales d'intervention, a-t-il poursuivi. Le ministre a assuré qu'il n'y avait aucun parallèle à faire avec la grève de 2009, qui avait paralysé pendant 45 jours cette île des Caraïbes, et où un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon l'Insee (l'institut national de statistique). M. Lecornu a indiqué que depuis le début de la crise, "95 interpellations" avaient eu lieu et "une trentaine de premières réponses pénales viennent d'être données par les tribunaux de Guadeloupe". Lundi, le Premier ministre Jean Castex a annoncé la création d'une "instance de dialogue" afin de "convaincre et d'accompagner individuellement, humainement", les professionnels concernés par l'obligation vaccinale. "La situation est toujours très difficile (...) Ce qui est certain c'est que le rétablissement de l'ordre public est le préalable à toute discussion évidemment", a déclaré le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Selon M. Lecornu, 87% des soignants et 43% des pompiers sont vaccinés. (Belga)