D'après le rapport intitulé "Populations contraintes de fuir", les catastrophes liées au changement climatique ont constitué le principal facteur de déplacements internes de population au cours de la dernière décennie. Le risque de déplacement après un cyclone, une inondation ou un incendie est d'ailleurs trois fois plus élevé qu'en situation de conflit, analyse Oxfam. Même si elle n'épargne aucune région du monde, comme l'ont dernièrement prouvé les incendies en Australie et les inondations en Europe, la crise climatique pousse surtout les communautés les plus vulnérables et les populations des pays pauvres à abandonner leur foyer, remarque l'organisation. Sept des 10 pays les plus exposés à des déplacements internes à la suite de phénomènes climatiques extrêmes sont par ailleurs de petits États insulaires en développement, notamment Cuba, la Dominique et Tuvalu. En Europe, la République tchèque, la Grèce, l'Espagne, le Portugal et la Pologne sont les pays les plus vulnérables aux déplacements internes. Oxfam appelle les Etats à mettre en place un nouveau fonds pour soutenir les communautés pauvres à se reconstruire après des catastrophes. "Il faut trouver des sources de financement nouvelles et additionnelles pour les pertes et préjudices subis par les pays en première ligne", insiste Inès Ayari, experte climatique pour Oxfam-Solidarité. "Le financement doit profiter principalement aux personnes les plus touchées, souvent les femmes et les communautés les plus vulnérables des pays en voie de développement." Selon l'étude d'Oxfam, les pertes économiques inhérentes aux phénomènes climatiques extrêmes s'élèvent à au moins 2% du PIB des pays concernés au cours de la dernière décennie. Elles peuvent même atteindre 20% dans les petits États insulaires. (Belga)

D'après le rapport intitulé "Populations contraintes de fuir", les catastrophes liées au changement climatique ont constitué le principal facteur de déplacements internes de population au cours de la dernière décennie. Le risque de déplacement après un cyclone, une inondation ou un incendie est d'ailleurs trois fois plus élevé qu'en situation de conflit, analyse Oxfam. Même si elle n'épargne aucune région du monde, comme l'ont dernièrement prouvé les incendies en Australie et les inondations en Europe, la crise climatique pousse surtout les communautés les plus vulnérables et les populations des pays pauvres à abandonner leur foyer, remarque l'organisation. Sept des 10 pays les plus exposés à des déplacements internes à la suite de phénomènes climatiques extrêmes sont par ailleurs de petits États insulaires en développement, notamment Cuba, la Dominique et Tuvalu. En Europe, la République tchèque, la Grèce, l'Espagne, le Portugal et la Pologne sont les pays les plus vulnérables aux déplacements internes. Oxfam appelle les Etats à mettre en place un nouveau fonds pour soutenir les communautés pauvres à se reconstruire après des catastrophes. "Il faut trouver des sources de financement nouvelles et additionnelles pour les pertes et préjudices subis par les pays en première ligne", insiste Inès Ayari, experte climatique pour Oxfam-Solidarité. "Le financement doit profiter principalement aux personnes les plus touchées, souvent les femmes et les communautés les plus vulnérables des pays en voie de développement." Selon l'étude d'Oxfam, les pertes économiques inhérentes aux phénomènes climatiques extrêmes s'élèvent à au moins 2% du PIB des pays concernés au cours de la dernière décennie. Elles peuvent même atteindre 20% dans les petits États insulaires. (Belga)