Le gouvernement autoritaire du Vietnam fait taire les dissidents et accentue la pression avant le prochain congrès du Parti communiste prévu en janvier 2021. De nombreux journalistes et militants ont été arrêtés ces derniers mois. Nguyen Quoc Duc Vuong, âgé de 29 ans, a été arrêté en septembre dernier après avoir exprimé son soutien à la démocratie au Vietnam et partagé des informations sur les manifestations pro-démocratie de Hong Kong, selon Human Rights Watch. Il avait publié des vidéos d'une durée totale avoisinant les 110 heures et posté 366 articles "diffamant le Parti communiste et le socialisme, humiliant Ho Chi Minh ainsi que d'autres dirigeants du Parti et de l'État", a rapporté l'agence de presse officielle Vietnam News Agency (VNA). M. Vuong a plaidé non coupable des accusations lui reprochant de disséminer de la propagande anti-étatique. Il a déclaré au tribunal, dans la province de Lam Dong (centre), qu'il n'avait fait qu'exprimer ses opinions personnelles. "Le tribunal, toutefois, a déclaré que son attitude représentait un danger pour la société", selon VNA. Le jugement est "scandaleux et inacceptable", a estimé Phil Robberston, directeur adjoint de Human Rights Watch pour l'Asie. "Le gouvernement du Vietnam devrait cesser sa répression envers les blogueurs et les militants et libérer toutes les personnes emprisonnées parce qu'elles ont osé dire ce qu'elles pensent". La veille, le même tribunal avait condamné trois autres personnes accusées d'avoir voulu renverser le Parti communiste à des peines de prison allant jusqu'à sept années. (Belga)

Le gouvernement autoritaire du Vietnam fait taire les dissidents et accentue la pression avant le prochain congrès du Parti communiste prévu en janvier 2021. De nombreux journalistes et militants ont été arrêtés ces derniers mois. Nguyen Quoc Duc Vuong, âgé de 29 ans, a été arrêté en septembre dernier après avoir exprimé son soutien à la démocratie au Vietnam et partagé des informations sur les manifestations pro-démocratie de Hong Kong, selon Human Rights Watch. Il avait publié des vidéos d'une durée totale avoisinant les 110 heures et posté 366 articles "diffamant le Parti communiste et le socialisme, humiliant Ho Chi Minh ainsi que d'autres dirigeants du Parti et de l'État", a rapporté l'agence de presse officielle Vietnam News Agency (VNA). M. Vuong a plaidé non coupable des accusations lui reprochant de disséminer de la propagande anti-étatique. Il a déclaré au tribunal, dans la province de Lam Dong (centre), qu'il n'avait fait qu'exprimer ses opinions personnelles. "Le tribunal, toutefois, a déclaré que son attitude représentait un danger pour la société", selon VNA. Le jugement est "scandaleux et inacceptable", a estimé Phil Robberston, directeur adjoint de Human Rights Watch pour l'Asie. "Le gouvernement du Vietnam devrait cesser sa répression envers les blogueurs et les militants et libérer toutes les personnes emprisonnées parce qu'elles ont osé dire ce qu'elles pensent". La veille, le même tribunal avait condamné trois autres personnes accusées d'avoir voulu renverser le Parti communiste à des peines de prison allant jusqu'à sept années. (Belga)