"C'est pas si grave", "C'était juste pour rire", sont quelques phrases souvent entendues pour justifier une blague notamment ou "un rapport sexuel qu'on ne désirait pas", souligne Vie Féminine. Les prononcer, c'est "banaliser les violences vécues par les femmes. (...) Tolérer l'une ou l'autre forme de violence contre les femmes, c'est accepter leur principe et, donc, légitimer toutes les autres", insiste l'association. "Brisons l'engrenage infernal", la campagne d'une durée de deux ans de Vie Féminine, veut "montrer cette réalité que personne ne veut voir et (...) encourager une prise de conscience de l'ensemble de la société ainsi qu'un changement de regard". Le mouvement réclame également une implication concrète des pouvoirs publics dans la lutte contre ces violences. Un plan d'action national (PAN) est pourtant élaboré tous les quatre ans mais le réseau féministe dénonce qu'il ne s'agisse que d'une série de mesures énumérées, "sans qu'aucun budget propre ne leur soit accordé." La lutte contre la violence faite aux femmes repose dès lors sur le secteur associatif, "régulièrement amputé de ses financements publics". "Il s'agit d'une véritable urgence sociale. (...) Combien de mortes faudra-t-il encore avant que les pouvoirs publics investissent des moyens financiers", se demande Vie Féminine qui rappelle que 119 femmes ont été tuées en Belgique en 2013, sous les coups de leur (ex)partenaire. (Belga)

"C'est pas si grave", "C'était juste pour rire", sont quelques phrases souvent entendues pour justifier une blague notamment ou "un rapport sexuel qu'on ne désirait pas", souligne Vie Féminine. Les prononcer, c'est "banaliser les violences vécues par les femmes. (...) Tolérer l'une ou l'autre forme de violence contre les femmes, c'est accepter leur principe et, donc, légitimer toutes les autres", insiste l'association. "Brisons l'engrenage infernal", la campagne d'une durée de deux ans de Vie Féminine, veut "montrer cette réalité que personne ne veut voir et (...) encourager une prise de conscience de l'ensemble de la société ainsi qu'un changement de regard". Le mouvement réclame également une implication concrète des pouvoirs publics dans la lutte contre ces violences. Un plan d'action national (PAN) est pourtant élaboré tous les quatre ans mais le réseau féministe dénonce qu'il ne s'agisse que d'une série de mesures énumérées, "sans qu'aucun budget propre ne leur soit accordé." La lutte contre la violence faite aux femmes repose dès lors sur le secteur associatif, "régulièrement amputé de ses financements publics". "Il s'agit d'une véritable urgence sociale. (...) Combien de mortes faudra-t-il encore avant que les pouvoirs publics investissent des moyens financiers", se demande Vie Féminine qui rappelle que 119 femmes ont été tuées en Belgique en 2013, sous les coups de leur (ex)partenaire. (Belga)