Le Soir rapportait vendredi que Nethys avait conclu avant le 24 mai une offre liante pour la vente du télé-distributeur Voo avec le fonds d'investissement américain Providence. L'accord prévoirait la cession de 50% plus une action de Voo à Providence. Voo SA est une filiale de Nethys dans laquelle sont logés ses actifs télécoms, de télédistribution, la société Be TV et les call-centers. La clôture de l'opération est prévue pour cet automne. Enodia a donné mandat l'an dernier à Nethys pour la cession de participations majoritaires dans certains secteurs concurrentiels, comme les télécommunications. Si le deal autour de Voo a bien été conclu avant le 24 mai, Enodia n'aura peut-être plus aucun droit de regard sur l'accord, pointait le journal Le Soir.

"Nous avons reçu toutes les explications concernant la vente de Voo notamment", a commenté Muriel Targnion, présidente d'Enodia, au micro de la RTBF samedi soir. Dans son communiqué, Enodia insiste sur la discrétion indispensable à adopter dans cette recherche de partenaires potentiels. "Le projet présenté par le CA de Nethys l'est comme étant l'aboutissement d'une procédure transparente, dans laquelle différentes offres ont pu être déposées, comparées et analysées et comportant les garanties demandées relatives à la défense de l'emploi, aux sièges d'activité du groupe et à l'intérêt des actionnaires publics." Enodia ajoute que les projets discutés samedi avec Nethys ne sont "nullement encore arrêtés à ce jour et devront être débattus avec les différents actionnaires du groupe". Enodia devra en effet encore finaliser les négociations avec Brutélé, partenaire de Nethys au sein de Voo. D'après Le Soir, l'accord pour une cession de Voo serait en effet soumis à une condition de taille: que les actionnaires bruxellois et wallons de Brutélé acceptent de céder leurs parts à Enodia.