Devant les milliers de partisans qui défilaient pour lui demander de bloquer la loi, il a déclaré avoir "demandé à la chambre constitutionnelle (de la cour suprême, ndlr) qu'elle déclare inconstitutionnelle la loi d'amnistie criminelle". Les chavistes considèrent que l'application de cette loi d'amnistie laisserait impunies des violations des droits de l'Homme. Le président avait jusqu'à vendredi pour promulguer la loi, adoptée fin mars par les parlementaires, ou la renvoyer devant le Tribunal suprême de justice (TSJ ou cour suprême), la plus haute autorité judiciaire du pays. La loi prévoit la libération de 76 "prisonniers politiques" ainsi que l'amnistie de centaines de Vénézuéliens "persécutés et exilés" en raison de leur opposition au pouvoir chaviste, qui dirige le Venezuela depuis 17 ans, selon les députés anti-chavistes. Le vote de cette loi d'amnistie intervient deux ans après l'arrestation de l'opposant Leopoldo Lopez, condamné en septembre à près de 14 ans de prison pour incitation à la violence lors des manifestations de 2014 (43 morts selon le bilan officiel). (Belga)

Devant les milliers de partisans qui défilaient pour lui demander de bloquer la loi, il a déclaré avoir "demandé à la chambre constitutionnelle (de la cour suprême, ndlr) qu'elle déclare inconstitutionnelle la loi d'amnistie criminelle". Les chavistes considèrent que l'application de cette loi d'amnistie laisserait impunies des violations des droits de l'Homme. Le président avait jusqu'à vendredi pour promulguer la loi, adoptée fin mars par les parlementaires, ou la renvoyer devant le Tribunal suprême de justice (TSJ ou cour suprême), la plus haute autorité judiciaire du pays. La loi prévoit la libération de 76 "prisonniers politiques" ainsi que l'amnistie de centaines de Vénézuéliens "persécutés et exilés" en raison de leur opposition au pouvoir chaviste, qui dirige le Venezuela depuis 17 ans, selon les députés anti-chavistes. Le vote de cette loi d'amnistie intervient deux ans après l'arrestation de l'opposant Leopoldo Lopez, condamné en septembre à près de 14 ans de prison pour incitation à la violence lors des manifestations de 2014 (43 morts selon le bilan officiel). (Belga)