"Cela n'a aucune validité, tout ce que peut dire une ex-procureure générale qui en près de dix ans n'a lancé aucune action contre aucun des personnages dont elle parle maintenant", a déclaré M. Saab lors d'une conférence de presse à Caracas, balayant ces accusations visant M. Maduro et son entourage. "Maintenant oui, tu vas parler? ", a-t-il lancé à l'adresse de Mme Ortega, "Après être partie sur un yacht, dans des avions privés? " (...) Cela n'a pas de valeur légale". Luisa Ortega, arrivée mardi soir au Brésil en provenance de Colombie, première étape de sa fuite du Venezuela, se dit victime de "persécution politique". Mercredi, elle a affirmé lors d'une réunion du Mercosur à Brasilia détenir "beaucoup de preuves" de la corruption du président Maduro, dont elle est devenue l'une des principales opposantes, et de hauts responsables vénézuéliens. C'est "de la propagande pour diffamer", a répliqué M. Saab depuis Caracas, et "cela aurait une validité légale si elle avait présenté ces preuves supposées devant la justice" vénézuélienne. Mardi, le président Maduro a annoncé que le Venezuela lancerait, via Interpol, un mandat d'arrêt international à l'encontre de Mme Ortega et de son époux, le député German Ferrer. Chaviste entrée en dissidence, l'ex-procureure de 59 ans a été démise le 5 août par la nouvelle Assemblée constituante, dotée de très larges pouvoirs. Élu en 2013, le président Maduro est confronté depuis cinq mois à une vague de manifestations pour exiger son départ, qui ont fait 125 morts sur fond de naufrage économique et l'ont fortement isolé sur la scène internationale. (Belga)

"Cela n'a aucune validité, tout ce que peut dire une ex-procureure générale qui en près de dix ans n'a lancé aucune action contre aucun des personnages dont elle parle maintenant", a déclaré M. Saab lors d'une conférence de presse à Caracas, balayant ces accusations visant M. Maduro et son entourage. "Maintenant oui, tu vas parler? ", a-t-il lancé à l'adresse de Mme Ortega, "Après être partie sur un yacht, dans des avions privés? " (...) Cela n'a pas de valeur légale". Luisa Ortega, arrivée mardi soir au Brésil en provenance de Colombie, première étape de sa fuite du Venezuela, se dit victime de "persécution politique". Mercredi, elle a affirmé lors d'une réunion du Mercosur à Brasilia détenir "beaucoup de preuves" de la corruption du président Maduro, dont elle est devenue l'une des principales opposantes, et de hauts responsables vénézuéliens. C'est "de la propagande pour diffamer", a répliqué M. Saab depuis Caracas, et "cela aurait une validité légale si elle avait présenté ces preuves supposées devant la justice" vénézuélienne. Mardi, le président Maduro a annoncé que le Venezuela lancerait, via Interpol, un mandat d'arrêt international à l'encontre de Mme Ortega et de son époux, le député German Ferrer. Chaviste entrée en dissidence, l'ex-procureure de 59 ans a été démise le 5 août par la nouvelle Assemblée constituante, dotée de très larges pouvoirs. Élu en 2013, le président Maduro est confronté depuis cinq mois à une vague de manifestations pour exiger son départ, qui ont fait 125 morts sur fond de naufrage économique et l'ont fortement isolé sur la scène internationale. (Belga)