Selon Jesus Suarez, le général chargé de la région Centre (incluant Caracas), sur 780 personnes interpellées, 251 ont été mises à la disposition de tribunaux militaires pour "agression visant un militaire" et "association en vue de (fomenter) la rébellion" au cours de la vague de manifestations orchestrées par les antichavistes (du nom du défunt président Hugo Chavez, 1999-2013). Les audiences ont débuté vendredi dernier sur une base militaire à Valencia, la capitale de l'Etat de Carabobo, mais ont ensuite été transférées vers un quartier de cette ville. Dans l'après-midi, le Parlement, seule institution publique contrôlée par l'opposition, a adopté un texte condamnant ces procès intentés dans le cadre du plan Zamora, opération militaire, policière et civile visant à contrer un éventuel coup de force. "La Constitution est claire, la juridiction militaire n'est pas pour les civils. Y faire comparaître des manifestants, c'est violer les droits de l'Homme", a estimé le président du Parlement Julio Borges dans une déclaration adressée au ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez. La procureure générale de la Nation, Luisa Ortega, seule voix discordante au sein du camp présidentiel, avait déjà dénoncé des arrestations arbitraires dans le cadre des manifestations et refusé d'inculper des manifestants. Nicolas Maduro, dont sept Vénézuéliens sur 10 souhaitent le départ selon les sondages, assure quant à lui que les défilés de l'opposition ont dégénéré en "actes terroristes" et en "insurrection armée". Le vice-président Tarek El Aissami a affirmé mardi que dans le cadre de l'opération Zamora, des "cellules armées" liées à l'opposition avaient été démantelées. (Belga)

Selon Jesus Suarez, le général chargé de la région Centre (incluant Caracas), sur 780 personnes interpellées, 251 ont été mises à la disposition de tribunaux militaires pour "agression visant un militaire" et "association en vue de (fomenter) la rébellion" au cours de la vague de manifestations orchestrées par les antichavistes (du nom du défunt président Hugo Chavez, 1999-2013). Les audiences ont débuté vendredi dernier sur une base militaire à Valencia, la capitale de l'Etat de Carabobo, mais ont ensuite été transférées vers un quartier de cette ville. Dans l'après-midi, le Parlement, seule institution publique contrôlée par l'opposition, a adopté un texte condamnant ces procès intentés dans le cadre du plan Zamora, opération militaire, policière et civile visant à contrer un éventuel coup de force. "La Constitution est claire, la juridiction militaire n'est pas pour les civils. Y faire comparaître des manifestants, c'est violer les droits de l'Homme", a estimé le président du Parlement Julio Borges dans une déclaration adressée au ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez. La procureure générale de la Nation, Luisa Ortega, seule voix discordante au sein du camp présidentiel, avait déjà dénoncé des arrestations arbitraires dans le cadre des manifestations et refusé d'inculper des manifestants. Nicolas Maduro, dont sept Vénézuéliens sur 10 souhaitent le départ selon les sondages, assure quant à lui que les défilés de l'opposition ont dégénéré en "actes terroristes" et en "insurrection armée". Le vice-président Tarek El Aissami a affirmé mardi que dans le cadre de l'opération Zamora, des "cellules armées" liées à l'opposition avaient été démantelées. (Belga)