Elue en 2017 et composée uniquement de partisans du pouvoir chaviste dirigé par M. Maduro, l'Assemblée constituante s'est arrogé de facto les prérogatives du Parlement unicaméral, la seule institution vénézuélienne contrôlée par l'opposition. "L'Assemblée nationale constituante va fonctionner jusqu'à décembre. Elle en a décidé ainsi", a déclaré M. Maduro lors d'une visioconférence du parti au pouvoir, le PSUV. Depuis son élection en juillet 2017 au milieu de manifestations massives de protestation qui avaient fait plus de 100 morts, l'Assemblée constituante a fonctionné par décrets-lois d'application immédiate. Elle est considérée comme illégale par les adversaires du pouvoir chaviste et n'est pas reconnue par les Etats-Unis ni par plusieurs pays d'Amérique Latine. L'Assemblée constituante était censée élaborer une nouvelle Constitution mais les autorités n'ont rien annoncé à ce sujet. Le pouvoir a convoqué pour le 6 décembre des élections législatives que les principaux partis de l'opposition ont décidé de boycotter. Ces partis considèrent d'avance ces élections comme frauduleuses, notamment parce que le Tribunal suprême de justice (TSJ), acquis au pouvoir chaviste, a nommé de nouveaux responsables à la commission électorale alors qu'une telle nomination est une prérogative du Parlement. Les Etats-Unis ont déjà annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas les résultats des élections du 6 décembre. L'Union européenne a demandé qu'elles soient reportées, considérant que les conditions d'un scrutin "transparent" et "juste" n'étaient pas réunies. Le leader de l'opposition, Juan Guaido, s'est proclamé en janvier 2019 président par intérim du Venezuela. Il est reconnu comme tel par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis, qui qualifient M. Maduro de dictateur et souhaitent ouvertement sa chute. (Belga)

Elue en 2017 et composée uniquement de partisans du pouvoir chaviste dirigé par M. Maduro, l'Assemblée constituante s'est arrogé de facto les prérogatives du Parlement unicaméral, la seule institution vénézuélienne contrôlée par l'opposition. "L'Assemblée nationale constituante va fonctionner jusqu'à décembre. Elle en a décidé ainsi", a déclaré M. Maduro lors d'une visioconférence du parti au pouvoir, le PSUV. Depuis son élection en juillet 2017 au milieu de manifestations massives de protestation qui avaient fait plus de 100 morts, l'Assemblée constituante a fonctionné par décrets-lois d'application immédiate. Elle est considérée comme illégale par les adversaires du pouvoir chaviste et n'est pas reconnue par les Etats-Unis ni par plusieurs pays d'Amérique Latine. L'Assemblée constituante était censée élaborer une nouvelle Constitution mais les autorités n'ont rien annoncé à ce sujet. Le pouvoir a convoqué pour le 6 décembre des élections législatives que les principaux partis de l'opposition ont décidé de boycotter. Ces partis considèrent d'avance ces élections comme frauduleuses, notamment parce que le Tribunal suprême de justice (TSJ), acquis au pouvoir chaviste, a nommé de nouveaux responsables à la commission électorale alors qu'une telle nomination est une prérogative du Parlement. Les Etats-Unis ont déjà annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas les résultats des élections du 6 décembre. L'Union européenne a demandé qu'elles soient reportées, considérant que les conditions d'un scrutin "transparent" et "juste" n'étaient pas réunies. Le leader de l'opposition, Juan Guaido, s'est proclamé en janvier 2019 président par intérim du Venezuela. Il est reconnu comme tel par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis, qui qualifient M. Maduro de dictateur et souhaitent ouvertement sa chute. (Belga)