Ce citoyen du minuscule Etat du Vatican, fidèle serviteur de Josef Ratzinger pendant six ans qui préparait notamment ses habits de cérémonie, s'était fixé pour mission personnelle de dénoncer les scandales au sein du Vatican. Il avait fait parvenir à des journaux italiens début 2012 des extraits de courriers internes révélant rivalités et corruption dans les coulisses de l'Eglise. L'affaire, qui avait exposé le Vatican aux moqueries, avait été surnommée "Vatileaks". "Paoletto", un passionné d'espionnage qui collectionnait chez lui des articles de journaux par milliers, avait été arrêté en mai 2012. Lors de son procès éclair devant un tribunal du Saint-Siège, le majordome avait expliqué sa "conviction d'avoir agi par amour exclusif" pour l'Eglise et le pape. "Je ne me considère pas comme un voleur", avait-il insisté. Reconnu coupable et condamné à un an et demi de prison, il avait été gracié en décembre 2012 par le pape Benoît XVI qui vint lui annoncer en personne la nouvelle dans sa cellule. Le souverain pontife démissionnera deux mois plus tard, soulignant qu'il n'avait plus la force physique nécessaire pour sa lourde tache. Les documents de "Vatileaks" n'avaient pas révélé de scandales de grande ampleur, mais des soupçons de corruption, opacité, médisances, tensions très fortes, carrières contrariées, et choix contestés à la tête de l'Eglise. Paolo Gabriele, marié et père de trois enfants, avait ensuite été employé par l'hôpital pédiatrique Bambino Gesù, géré par le Saint-Siège. (Belga)

Ce citoyen du minuscule Etat du Vatican, fidèle serviteur de Josef Ratzinger pendant six ans qui préparait notamment ses habits de cérémonie, s'était fixé pour mission personnelle de dénoncer les scandales au sein du Vatican. Il avait fait parvenir à des journaux italiens début 2012 des extraits de courriers internes révélant rivalités et corruption dans les coulisses de l'Eglise. L'affaire, qui avait exposé le Vatican aux moqueries, avait été surnommée "Vatileaks". "Paoletto", un passionné d'espionnage qui collectionnait chez lui des articles de journaux par milliers, avait été arrêté en mai 2012. Lors de son procès éclair devant un tribunal du Saint-Siège, le majordome avait expliqué sa "conviction d'avoir agi par amour exclusif" pour l'Eglise et le pape. "Je ne me considère pas comme un voleur", avait-il insisté. Reconnu coupable et condamné à un an et demi de prison, il avait été gracié en décembre 2012 par le pape Benoît XVI qui vint lui annoncer en personne la nouvelle dans sa cellule. Le souverain pontife démissionnera deux mois plus tard, soulignant qu'il n'avait plus la force physique nécessaire pour sa lourde tache. Les documents de "Vatileaks" n'avaient pas révélé de scandales de grande ampleur, mais des soupçons de corruption, opacité, médisances, tensions très fortes, carrières contrariées, et choix contestés à la tête de l'Eglise. Paolo Gabriele, marié et père de trois enfants, avait ensuite été employé par l'hôpital pédiatrique Bambino Gesù, géré par le Saint-Siège. (Belga)