La cour a exigé la veille que les autorités polonaises et lettones "fournissent à tous les demandeurs de la nourriture, de l'eau, des vêtements, des soins médicaux adéquats et si possible, des abris temporaires". "En premier lieu, nous sommes obligés à veiller sur notre frontière (...) pour que les immigrés illégaux ne puissent pas pénétrer sur le territoire de l'Union européenne", a déclaré à la presse M. Morawiecki, en soulignant que le groupe d'immigrés bloqués à la frontière se trouve sur le territoire bélarusse. Il a précisé que la Pologne a envoyé un convoi humanitaire au Bélarus qui a été stoppé par Minsk à la frontière. Une trentaine de migrants, des Afghans selon des ONG sur place, restent coincés depuis plus de 15 jours dans un campement de fortune à la frontière entre le Bélarus et la Pologne, cette dernière refusant de les laisser entrer sur son territoire. Ils sont surveillés de près d'une part par les garde-frontières bélarusses et de l'autre par les forces polonaises. Les migrants qui ont saisi la CEDH sont 32 Afghans et 41 Kurdes irakiens, selon le communiqué de la Cour, qui ajoute que ces personnes "cherchent à entrer soit en Lettonie soit en Pologne, dans le but de demander une protection internationale". Dans sa décision, la CEDH n'a pas demandé que la Pologne ou la Lettonie laissent entrer les demandeurs sur leur territoire. De son côté, la ministre lettone de l'Intérieur, Marija Golubeva, a assuré qu'"en coopération avec les ONG locales, les gardes-frontières fournissent la nourriture, les vêtements et les médicaments nécessaires aux personnes qui se trouvent à la frontière du côté bélarusse". Des milliers de migrants, pour la plupart originaires du Moyen-Orient, ont franchi la frontière bélarusso-européenne ces derniers mois, ce que l'UE considère comme une forme de représailles du régime bélarusse face aux sanctions de plus en plus sévères que l'UE lui impose. Les Premiers ministres d'Estonie, de Lettonie, de Lituanie et de Pologne ont dénoncé récemment ensemble que l'afflux des migrants avait été "planifié et systématiquement organisé" par Minsk. Varsovie a annoncé lundi le projet d'une "solide clôture" de barbelés à la frontière avec le Bélarus. Des organisations polonaises des droits de l'Homme et l'opposition libérale accusent le gouvernement nationaliste-conservateur de refuser de secourir les personnes ayant besoin d'aide et d'ainsi violer le droit international. (Belga)

La cour a exigé la veille que les autorités polonaises et lettones "fournissent à tous les demandeurs de la nourriture, de l'eau, des vêtements, des soins médicaux adéquats et si possible, des abris temporaires". "En premier lieu, nous sommes obligés à veiller sur notre frontière (...) pour que les immigrés illégaux ne puissent pas pénétrer sur le territoire de l'Union européenne", a déclaré à la presse M. Morawiecki, en soulignant que le groupe d'immigrés bloqués à la frontière se trouve sur le territoire bélarusse. Il a précisé que la Pologne a envoyé un convoi humanitaire au Bélarus qui a été stoppé par Minsk à la frontière. Une trentaine de migrants, des Afghans selon des ONG sur place, restent coincés depuis plus de 15 jours dans un campement de fortune à la frontière entre le Bélarus et la Pologne, cette dernière refusant de les laisser entrer sur son territoire. Ils sont surveillés de près d'une part par les garde-frontières bélarusses et de l'autre par les forces polonaises. Les migrants qui ont saisi la CEDH sont 32 Afghans et 41 Kurdes irakiens, selon le communiqué de la Cour, qui ajoute que ces personnes "cherchent à entrer soit en Lettonie soit en Pologne, dans le but de demander une protection internationale". Dans sa décision, la CEDH n'a pas demandé que la Pologne ou la Lettonie laissent entrer les demandeurs sur leur territoire. De son côté, la ministre lettone de l'Intérieur, Marija Golubeva, a assuré qu'"en coopération avec les ONG locales, les gardes-frontières fournissent la nourriture, les vêtements et les médicaments nécessaires aux personnes qui se trouvent à la frontière du côté bélarusse". Des milliers de migrants, pour la plupart originaires du Moyen-Orient, ont franchi la frontière bélarusso-européenne ces derniers mois, ce que l'UE considère comme une forme de représailles du régime bélarusse face aux sanctions de plus en plus sévères que l'UE lui impose. Les Premiers ministres d'Estonie, de Lettonie, de Lituanie et de Pologne ont dénoncé récemment ensemble que l'afflux des migrants avait été "planifié et systématiquement organisé" par Minsk. Varsovie a annoncé lundi le projet d'une "solide clôture" de barbelés à la frontière avec le Bélarus. Des organisations polonaises des droits de l'Homme et l'opposition libérale accusent le gouvernement nationaliste-conservateur de refuser de secourir les personnes ayant besoin d'aide et d'ainsi violer le droit international. (Belga)