Pour permettre aux Etats membres de faire face à la crise sanitaire, l'Union européenne a suspendu l'application des règles de déficit et de dette publics (soit respectivement 3% et 60% du PIB) jusqu'à la fin de l'année. Leur réactivation empêcherait la Belgique d'atteindre son objectif de 4% d'investissement public en 2030, estime le ministre. "Si ces règles étaient de nouveau d'application, il y a un réel danger que nous connaissions des problèmes avec notre objectif d'investissement public de 4%", a déclaré M. Van Peteghem à l'occasion d'un webinaire organisé par le Belgian Finance Club. Le grand argentier belge vise également les règles budgétaires de comptabilisation des investissements publics responsables, selon lui, d'une diminution de 20% de ces investissements entre 2009 et 2018 dans l'UE. Une discussion est en cours avec la Commission européenne sur la façon de prendre en compte les investissements productifs. Pour qu'elle aboutisse, il est important que d'autres Etats soutiennent la position belge. Le ministre se montre optimiste sur les chances de trouver un consensus puisqu'avec la crise, d'autres pays sont confrontés au même problème. "De cette manière, les règles ne garantiraient pas seulement un cadre budgétaire durable mais constitueraient également une incitation à des investissements productifs favorisant la croissance, une situation gagnant-gagnant pour laquelle je suis pleinement engagé au niveau européen", a-t-il ajouté. Un projet de réforme fiscale est également attendu en Belgique. Selon M. Van Peteghem, il s'agit là aussi d'un outil fondamental pour garantir la relance économique d'après la crise. Le ministre n'a pas caché son ambition face aux enjeux qui attendent le pays. "La relance commence aujourd'hui, presqu'un siècle après le New Deal, 40 ans après Poupehan (du nom de la localité ardennaise où ont été conclus en 1982 des accords en vue de relancer l'économie belge), il est temps que nous prenions ensemble nos responsabilités et fassions les choix nécessaires", a-t-il dit. (Belga)

Pour permettre aux Etats membres de faire face à la crise sanitaire, l'Union européenne a suspendu l'application des règles de déficit et de dette publics (soit respectivement 3% et 60% du PIB) jusqu'à la fin de l'année. Leur réactivation empêcherait la Belgique d'atteindre son objectif de 4% d'investissement public en 2030, estime le ministre. "Si ces règles étaient de nouveau d'application, il y a un réel danger que nous connaissions des problèmes avec notre objectif d'investissement public de 4%", a déclaré M. Van Peteghem à l'occasion d'un webinaire organisé par le Belgian Finance Club. Le grand argentier belge vise également les règles budgétaires de comptabilisation des investissements publics responsables, selon lui, d'une diminution de 20% de ces investissements entre 2009 et 2018 dans l'UE. Une discussion est en cours avec la Commission européenne sur la façon de prendre en compte les investissements productifs. Pour qu'elle aboutisse, il est important que d'autres Etats soutiennent la position belge. Le ministre se montre optimiste sur les chances de trouver un consensus puisqu'avec la crise, d'autres pays sont confrontés au même problème. "De cette manière, les règles ne garantiraient pas seulement un cadre budgétaire durable mais constitueraient également une incitation à des investissements productifs favorisant la croissance, une situation gagnant-gagnant pour laquelle je suis pleinement engagé au niveau européen", a-t-il ajouté. Un projet de réforme fiscale est également attendu en Belgique. Selon M. Van Peteghem, il s'agit là aussi d'un outil fondamental pour garantir la relance économique d'après la crise. Le ministre n'a pas caché son ambition face aux enjeux qui attendent le pays. "La relance commence aujourd'hui, presqu'un siècle après le New Deal, 40 ans après Poupehan (du nom de la localité ardennaise où ont été conclus en 1982 des accords en vue de relancer l'économie belge), il est temps que nous prenions ensemble nos responsabilités et fassions les choix nécessaires", a-t-il dit. (Belga)