"J'exprime ainsi mon soutien à toute une profession qui est en train d'être détricotée", a déclaré le réalisateur Jaco Van Dormael à l'agence Belga. "Avec la crise du coronavirus, tous les artistes ont eu la tête sous l'eau. Je connais un ingénieur du son qui a abandonné (le métier, ndlr) pour s'engager à la poste, ou encore deux régisseurs qui sont devenus jardiniers. Ils ne reviendront sans doute jamais." "La culture représente 5% du PIB et ça ne fait pourtant pas partie des priorités", a déploré le réalisateur de "Toto le héros" et du "Huitième jour". "Au Royaume-Uni par exemple, ils ont investi 1,7 milliard dans la culture, c'est cinq fois plus que ce qui est investi chez nous par habitant. Ce n'est pas que les Britanniques ont plus d'argent, c'est juste qu'ils sont plus lucides." Selon M. Van Dormael, "un pays sans culture, ce serait tragique. J'ai l'impression que l'on est en train de détricoter tout ce qu'on a pu construire ces trente dernières années. Nous risquons de devenir des simples consommateurs de produits étrangers. Et ce serait encore pire en Flandre. Car s'ils ne produisent pas de films, il n'y aurait tout simplement plus du tout de films en flamand." (Belga)

"J'exprime ainsi mon soutien à toute une profession qui est en train d'être détricotée", a déclaré le réalisateur Jaco Van Dormael à l'agence Belga. "Avec la crise du coronavirus, tous les artistes ont eu la tête sous l'eau. Je connais un ingénieur du son qui a abandonné (le métier, ndlr) pour s'engager à la poste, ou encore deux régisseurs qui sont devenus jardiniers. Ils ne reviendront sans doute jamais." "La culture représente 5% du PIB et ça ne fait pourtant pas partie des priorités", a déploré le réalisateur de "Toto le héros" et du "Huitième jour". "Au Royaume-Uni par exemple, ils ont investi 1,7 milliard dans la culture, c'est cinq fois plus que ce qui est investi chez nous par habitant. Ce n'est pas que les Britanniques ont plus d'argent, c'est juste qu'ils sont plus lucides." Selon M. Van Dormael, "un pays sans culture, ce serait tragique. J'ai l'impression que l'on est en train de détricoter tout ce qu'on a pu construire ces trente dernières années. Nous risquons de devenir des simples consommateurs de produits étrangers. Et ce serait encore pire en Flandre. Car s'ils ne produisent pas de films, il n'y aurait tout simplement plus du tout de films en flamand." (Belga)