Le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton, chargé des aspects industriels de la fabrication de vaccins, s'entretiendra lundi après-midi avec Jeffrey Zients, coordinateur de l'équipe en charge de la lutte contre le Covid-19 à la Maison Blanche, a précisé à l'AFP cette source proche des discussions. L'idée est de "travailler de manière coordonnée pour qu'il n'y ait pas de goulet d'étranglement" pour les fabricants européens de vaccins, a-t-elle expliqué. Parmi les composants concernés figurent des sacs destinés aux cuves (fabriqués dans l'UE par des entreprises américaines ou par des sites de sociétés européennes aux Etats-Unis), mais aussi les nanolipides nécessaires aux vaccins à ARN messager, les fioles ou encore les seringues. Washington encadre strictement l'exportation de l'ensemble des composants nécessaires aux vaccins, soumise à des autorisations spécifiques. De son côté, l'UE n'applique son mécanisme de contrôle des exportations que sur les vaccins prêts à l'emploi, comme elle vient de le faire à l'initiative de l'Italie, en bloquant 250.000 doses d'AstraZeneca à destination de l'Australie. Ce laboratoire a annoncé ne pouvoir livrer au premier trimestre qu'un tiers des doses promises aux Vingt-Sept. "Chacun a ses règles, qui sont légitimes. L'idée n'est pas de les rediscuter", mais d'examiner "les procédures administratives appliquées" pour les exportations de composants et de voir "comment les faciliter, les accélérer", souligne la source européenne. "Il s'agit d'une démarche d'anticipation. A l'heure où la production de vaccins en Europe va monter considérablement en puissance, on veut s'assurer que tous les composants puissent suivre", précise-t-elle. Cette discussion ne vise "pas du tout à négocier des doses" auprès des Américains, une démarche qui "est du ressort des entreprises", a-t-on affirmé de même source. (Belga)

Le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton, chargé des aspects industriels de la fabrication de vaccins, s'entretiendra lundi après-midi avec Jeffrey Zients, coordinateur de l'équipe en charge de la lutte contre le Covid-19 à la Maison Blanche, a précisé à l'AFP cette source proche des discussions. L'idée est de "travailler de manière coordonnée pour qu'il n'y ait pas de goulet d'étranglement" pour les fabricants européens de vaccins, a-t-elle expliqué. Parmi les composants concernés figurent des sacs destinés aux cuves (fabriqués dans l'UE par des entreprises américaines ou par des sites de sociétés européennes aux Etats-Unis), mais aussi les nanolipides nécessaires aux vaccins à ARN messager, les fioles ou encore les seringues. Washington encadre strictement l'exportation de l'ensemble des composants nécessaires aux vaccins, soumise à des autorisations spécifiques. De son côté, l'UE n'applique son mécanisme de contrôle des exportations que sur les vaccins prêts à l'emploi, comme elle vient de le faire à l'initiative de l'Italie, en bloquant 250.000 doses d'AstraZeneca à destination de l'Australie. Ce laboratoire a annoncé ne pouvoir livrer au premier trimestre qu'un tiers des doses promises aux Vingt-Sept. "Chacun a ses règles, qui sont légitimes. L'idée n'est pas de les rediscuter", mais d'examiner "les procédures administratives appliquées" pour les exportations de composants et de voir "comment les faciliter, les accélérer", souligne la source européenne. "Il s'agit d'une démarche d'anticipation. A l'heure où la production de vaccins en Europe va monter considérablement en puissance, on veut s'assurer que tous les composants puissent suivre", précise-t-elle. Cette discussion ne vise "pas du tout à négocier des doses" auprès des Américains, une démarche qui "est du ressort des entreprises", a-t-on affirmé de même source. (Belga)