Cette phase concerne les personnes dites à risques qui seront invitées à se faire vacciner contre le coronavirus. Pour établir la liste de ces bénéficiaires, une base de données doit être constituée à partir d'informations provenant des médecins, croisées avec des données des mutuelles. Ce système a fait l'objet d'un avis très critique de l'Autorité de protection des données (APD). Dans sa lettre aux autorités, Medispring dénonce que les médecins soient placés devant un "grave dilemme". "Soit ils transmettent des données de leurs patients à risques via le système imposé par l'État, et ils s'exposent à des poursuites légales pour violation du secret médical ou de la protection des données, compte tenu de la légalité disputée de ce système ; soit ils ne permettent pas à leur patient à risques de profiter de ce traitement préventif qui sauvera littéralement des vies", pointe la coopérative, qui refuse de "participer à cet assujettissement des médecins, bafoués dans leur relation thérapeutique avec leur patient". Medispring plaide pour une solution alternative, permettant de respecter le secret médical, la vie privée et le consentement libre et éclairé des patients. La coopérative propose que la prise de rendez-vous par les patients à risques se fasse sur base volontaire et prioritaire, à l'aide d'une prescription du médecin généraliste. Le patient déclarera sur l'honneur être à risques et aura une prescription médicale le jour de sa vaccination. Ces données seront ensuite supprimées. (Belga)

Cette phase concerne les personnes dites à risques qui seront invitées à se faire vacciner contre le coronavirus. Pour établir la liste de ces bénéficiaires, une base de données doit être constituée à partir d'informations provenant des médecins, croisées avec des données des mutuelles. Ce système a fait l'objet d'un avis très critique de l'Autorité de protection des données (APD). Dans sa lettre aux autorités, Medispring dénonce que les médecins soient placés devant un "grave dilemme". "Soit ils transmettent des données de leurs patients à risques via le système imposé par l'État, et ils s'exposent à des poursuites légales pour violation du secret médical ou de la protection des données, compte tenu de la légalité disputée de ce système ; soit ils ne permettent pas à leur patient à risques de profiter de ce traitement préventif qui sauvera littéralement des vies", pointe la coopérative, qui refuse de "participer à cet assujettissement des médecins, bafoués dans leur relation thérapeutique avec leur patient". Medispring plaide pour une solution alternative, permettant de respecter le secret médical, la vie privée et le consentement libre et éclairé des patients. La coopérative propose que la prise de rendez-vous par les patients à risques se fasse sur base volontaire et prioritaire, à l'aide d'une prescription du médecin généraliste. Le patient déclarera sur l'honneur être à risques et aura une prescription médicale le jour de sa vaccination. Ces données seront ensuite supprimées. (Belga)