Cette décision intervient alors qu'une cour d'appel fédérale américaine a infligé samedi un revers au président américain Joe Biden, en suspendant l'obligation vaccinale tout juste annoncée, notamment pour les employés des entreprises de plus de 100 salariés. United Airlines avait, de son côté, annoncé le 6 août que ses salariés devraient être vaccinés, sous peine d'être licenciés. "Il n'appartient pas à la cour de décider si l'obligation vaccinale de United est une mauvaise politique", a précisé Mark Pittman, un juge du Texas, dans sa décision rendue lundi, et consultée par l'AFP. C'est sur un point bien précis qu'il était appelé à se prononcer: le congé proposé par United Airlines aux salariés qui bénéficient d'une exemption pour raisons religieuses ou médicales, d'une durée aussi longue que nécessaire, mais qui n'est pas rémunéré. Or, le juge a estimé que les éléments étaient insuffisants pour démontrer le "préjudice imminent et irréparable" que disent subir ces salariés. "La Cour est confrontée à la difficile tâche d'arbitrer entre les libertés individuelles et la capacité d'une entreprise à prendre ses décisions", a encore relevé Mark Pittman. Il a ainsi souligné que "les plaignants soutiennent également que United leur a causé un préjudice irréparable en 'les forçant simplement à choisir entre leur gagne-pain et leur droit de vivre leur foi en l'absence de difficultés excessives de la part de leur employeur'". Cependant, a-t-il jugé, "les difficultés découlant de la perte de revenus sont réparables", et que, par conséquent, "de telles épreuves ne peuvent être qualifiées d'irréparables". United Airlines avait indiqué que sur les quelque 67.000 salariés de l'entreprise, environ 2.000 ont demandé une exemption, religieuse pour les deux tiers, médicale pour un tiers (Belga)

Cette décision intervient alors qu'une cour d'appel fédérale américaine a infligé samedi un revers au président américain Joe Biden, en suspendant l'obligation vaccinale tout juste annoncée, notamment pour les employés des entreprises de plus de 100 salariés. United Airlines avait, de son côté, annoncé le 6 août que ses salariés devraient être vaccinés, sous peine d'être licenciés. "Il n'appartient pas à la cour de décider si l'obligation vaccinale de United est une mauvaise politique", a précisé Mark Pittman, un juge du Texas, dans sa décision rendue lundi, et consultée par l'AFP. C'est sur un point bien précis qu'il était appelé à se prononcer: le congé proposé par United Airlines aux salariés qui bénéficient d'une exemption pour raisons religieuses ou médicales, d'une durée aussi longue que nécessaire, mais qui n'est pas rémunéré. Or, le juge a estimé que les éléments étaient insuffisants pour démontrer le "préjudice imminent et irréparable" que disent subir ces salariés. "La Cour est confrontée à la difficile tâche d'arbitrer entre les libertés individuelles et la capacité d'une entreprise à prendre ses décisions", a encore relevé Mark Pittman. Il a ainsi souligné que "les plaignants soutiennent également que United leur a causé un préjudice irréparable en 'les forçant simplement à choisir entre leur gagne-pain et leur droit de vivre leur foi en l'absence de difficultés excessives de la part de leur employeur'". Cependant, a-t-il jugé, "les difficultés découlant de la perte de revenus sont réparables", et que, par conséquent, "de telles épreuves ne peuvent être qualifiées d'irréparables". United Airlines avait indiqué que sur les quelque 67.000 salariés de l'entreprise, environ 2.000 ont demandé une exemption, religieuse pour les deux tiers, médicale pour un tiers (Belga)