Cette décision, à rebours de la volonté du nouveau président des Etats-Unis de coopérer avec Moscou sur les questions liées à la sécurité internationale, intervient moins de trois semaines avant son premier sommet avec son homologue russe Vladimir Poutine, le 16 juin à Genève. "Les Etats-Unis regrettent que le traité Ciel ouvert ait été sapé par les violations de la Russie", a dit vendredi un porte-parole de la diplomatie américaine. "En concluant son réexamen du traité, les Etats-Unis n'entendent donc pas chercher à le rejoindre, en raison du fait que la Russie n'a pris aucune mesure pour le respecter à nouveau." Accusant Moscou de le violer, l'ex-président Trump avait quitté le traité "Open Skies", entré en vigueur en 2002 avec à l'origine 35 pays signataires, qui donne le droit d'effectuer des vols d'observation des activités militaires des Etats membres. En retour, la Russie avait aussi dénoncé le traité. Les députés russes ont voté le 19 mai en faveur de ce retrait, mais leur gouvernement avait encore assuré être prêt à faire marche arrière si les Américains proposaient une "solution constructive". Lors du retrait américain, Joe Biden, alors candidat démocrate pour la Maison Blanche, avait fustigé une décision "à courte vue" du président républicain, qui avait désengagé les Etats-Unis de nombreux institutions ou accords multilatéraux. Tout en reconnaissant "de vraies inquiétudes" quant aux "violations" du traité par la Russie, il avait estimé, dans un communiqué de mai 2020, que la solution n'était pas de tourner le dos au texte, "mais de chercher à les résoudre à travers le mécanisme de résolution des disputes". Dès le début de son mandat, il a conclu un compromis avec Vladimir Poutine pour prolonger le traité de limitation des arsenaux nucléaires New Start pour cinq ans. Mais s'agissant de Ciel ouvert, l'administration Biden est d'abord restée discrète, avant d'annoncer début mai qu'elle avait entamé un réexamen du retrait américain. La décision de finalement fermer la porte à un retour laisse donc New Start comme le seul accord majeur, en matière de sécurité, encore en vigueur entre les deux puissances nucléaires. (Belga)

Cette décision, à rebours de la volonté du nouveau président des Etats-Unis de coopérer avec Moscou sur les questions liées à la sécurité internationale, intervient moins de trois semaines avant son premier sommet avec son homologue russe Vladimir Poutine, le 16 juin à Genève. "Les Etats-Unis regrettent que le traité Ciel ouvert ait été sapé par les violations de la Russie", a dit vendredi un porte-parole de la diplomatie américaine. "En concluant son réexamen du traité, les Etats-Unis n'entendent donc pas chercher à le rejoindre, en raison du fait que la Russie n'a pris aucune mesure pour le respecter à nouveau." Accusant Moscou de le violer, l'ex-président Trump avait quitté le traité "Open Skies", entré en vigueur en 2002 avec à l'origine 35 pays signataires, qui donne le droit d'effectuer des vols d'observation des activités militaires des Etats membres. En retour, la Russie avait aussi dénoncé le traité. Les députés russes ont voté le 19 mai en faveur de ce retrait, mais leur gouvernement avait encore assuré être prêt à faire marche arrière si les Américains proposaient une "solution constructive". Lors du retrait américain, Joe Biden, alors candidat démocrate pour la Maison Blanche, avait fustigé une décision "à courte vue" du président républicain, qui avait désengagé les Etats-Unis de nombreux institutions ou accords multilatéraux. Tout en reconnaissant "de vraies inquiétudes" quant aux "violations" du traité par la Russie, il avait estimé, dans un communiqué de mai 2020, que la solution n'était pas de tourner le dos au texte, "mais de chercher à les résoudre à travers le mécanisme de résolution des disputes". Dès le début de son mandat, il a conclu un compromis avec Vladimir Poutine pour prolonger le traité de limitation des arsenaux nucléaires New Start pour cinq ans. Mais s'agissant de Ciel ouvert, l'administration Biden est d'abord restée discrète, avant d'annoncer début mai qu'elle avait entamé un réexamen du retrait américain. La décision de finalement fermer la porte à un retour laisse donc New Start comme le seul accord majeur, en matière de sécurité, encore en vigueur entre les deux puissances nucléaires. (Belga)