"C'est un très bel exemple pour moi de pouvoir lui montrer ce qu'Unicef fait pour la protection des droits de l'enfant", a-t-elle déclaré.

La reine Mathilde et la princesse Elisabeth ont visité une école maternelle en matinée, puis une école primaire en milieu de journée. Plus de 5.000 réfugiés usent les bancs de la Future Primary School de Kalobeyei Village, dans le camp de Kakuma. "La plupart des enfants (72%) viennent du Soudan du Sud, 10% sont originaires du Burundi, 7% d'Éthiopie", explique Kevin Otieno, éducateur. "Un professeur gère parfois une classe de 200 élèves."

Les enseignants sont engagés, formés et rémunérés par le Fonds des Nations unies pour l'enfance. Onze élèves doivent se partager un pupitre, tandis qu'un livre sert à trois ou quatre enfants. "Il y a 18 classes permanentes et Unicef a également construit une cuisine", complète M. Otieno.

Après la visite de centres éducatifs et une rencontre avec plusieurs familles d'accueil, la Reine a livré ses impressions sur cette première journée de mission au Kenya en tant qu'ambassadrice d'Unicef Belgique.

Les Nations unies "mènent à Kakuma de nombreux projets afin d'offrir un enseignement de qualité aux enfants qui se trouvent en situation d'urgence, aux jeunes filles également. La visite du centre d'accueil pour les enfants qui ont vécu un traumatisme fut très émouvante. Les enfants ont beaucoup souffert. Certains ont perdu leurs parents, ils sont arrivés seuls à de très jeunes âges: quatre ou cinq ans. Nous avons aussi rencontré des familles d'accueil, qui s'occupent de ces enfants arrivés seuls. C'était très enrichissant, pour ma fille et pour moi-même", a conclu la souveraine.

La mission de la Reine au Kenya pour Unicef s'achèvera jeudi soir.