La pièce a fait l'objet d'un article publié par Maarten Couttenier. Cet historien de l'AfricaMuseum a découvert que la statue avait été trouvée à la suite d'une attaque de l'armée coloniale en 1878 dans un village situé non loin de la ville de Boma (ouest de l'actuelle République démocratique du Congo), qui fut la capitale de l'État indépendant du Congo (EIC), puis du Congo belge, du 1er mai 1886 au 31 octobre 1929.

Peu de temps après l'attaque, les chefs locaux avaient proposé de l'argent afin de récupérer le 'Nkisi nkonde', mais la transaction a été refusée. Des demandes de restitution de l'oeuvre ont été effectuées à trois reprises, sans succès, ajoute De Morgen. Les résultats des recherches de l'historien ne sont pas mentionnées dans l'exposition. Le commissaire de l'exposition, Julien Volper, précise qu'il s'agit d'une exposition temporaire, avec "sa thématique propre".

Il ajoute que dans d'autres parties du musée, le contexte de la décolonisation est bien abordé, ajoutant qu'il ne peut pas être question de restitution.

L'AfricaMuseum n'a pas pris de position officielle quant à la question des restitutions d'oeuvres dérobées pendant la période coloniale. Le directeur opérationnel Bruno Verbergt, qui s'exprime au nom du musée, admet toutefois que l'histoire de cette oeuvre aurait dû être mieux encadrée.

Belga

La pièce a fait l'objet d'un article publié par Maarten Couttenier. Cet historien de l'AfricaMuseum a découvert que la statue avait été trouvée à la suite d'une attaque de l'armée coloniale en 1878 dans un village situé non loin de la ville de Boma (ouest de l'actuelle République démocratique du Congo), qui fut la capitale de l'État indépendant du Congo (EIC), puis du Congo belge, du 1er mai 1886 au 31 octobre 1929. Peu de temps après l'attaque, les chefs locaux avaient proposé de l'argent afin de récupérer le 'Nkisi nkonde', mais la transaction a été refusée. Des demandes de restitution de l'oeuvre ont été effectuées à trois reprises, sans succès, ajoute De Morgen. Les résultats des recherches de l'historien ne sont pas mentionnées dans l'exposition. Le commissaire de l'exposition, Julien Volper, précise qu'il s'agit d'une exposition temporaire, avec "sa thématique propre". Il ajoute que dans d'autres parties du musée, le contexte de la décolonisation est bien abordé, ajoutant qu'il ne peut pas être question de restitution. L'AfricaMuseum n'a pas pris de position officielle quant à la question des restitutions d'oeuvres dérobées pendant la période coloniale. Le directeur opérationnel Bruno Verbergt, qui s'exprime au nom du musée, admet toutefois que l'histoire de cette oeuvre aurait dû être mieux encadrée.Belga