Dans la capitale, la qualité de l'air laisse encore à désirer, constate Bruxelles Environnement. Par exemple, en 2018, le seuil annuel de concentrations de particules fines recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé de 20µg/m3 a été dépassé dans un tiers des stations de mesure et le seuil quotidien de 50µg/m3 a été dépassé plus de trois fois dans toutes les stations.

A l'occasion de la semaine de la mobilité, une station éphémère de mesure de la qualité de l'air a ainsi été installée sur la place De Brouckère, devenue quasi piétonne. Jusqu'au 22 septembre, les données recueillies par Bruxelles Environnement à cette station sont comparées à celles relevées au carrefour Arts-Loi qui connaît un trafic automobile dense. Ce mardi à 10h00, les émissions d'oxyde d'azote et de dioxyde d'azote constatées à De Brouckère étaient 20% inférieures à celles constatées au carrefour Arts-Loi.

Lundi après-midi, la différence était même de 60%. Au-delà de cette station éphémère, le ministre Alain Maron a précisé que le gouvernement bruxellois avait bien l'intention d'augmenter le nombre de stations de mesure à l'avenir.

Actuellement, Bruxelles Environnement gère neuf stations. Selon ses données, le polluant gazeux le plus problématique à Bruxelles est le dioxyde d'azote. Le trafic routier est responsable de 69% de ses émissions, le restant étant dû principalement au chauffage et, dans une moindre mesure, à l'industrie.

Belga