"Nous voulons une intervention urgente sur cette crise, ces attaques devraient être stoppées vite", a-t-elle déclaré à la presse, exhortant le Conseil de sécurité de l'ONU à décider d'une "zone d'exclusion aérienne". "Le retrait américain nous a mis en danger", a dénoncé la responsable, qui a alerté sur le risque de fuite de djihadistes détenus par les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition arabo-kurde et fer de lance de la lutte contre le groupe Etat islamique (EI). "L'une des prisons dans laquelle se trouvent des membres du groupe Etat islamique et qui est sous le contrôle des FDS a été bombardée par des avions de chasse turcs hier, et il est probable que des membres de l'EI qui étaient prisonniers se soient échappés", a-t-elle déclaré. Cette responsable du Conseil démocratique syrien (CDS), bras politique des FDS, qui a rencontré Emmanuel Macron à Paris mardi, a noté qu'il y avait "de grosses réactions de la part de l'Union européenne". "Mais nous ne serons satisfaits que lorsque ces réactions se traduiront par des actions", a-t-elle affirmé, évoquant aussi la possibilité de "sanctions économiques" à l'égard de la Turquie. Ilham Ahmed s'est aussi tournée vers le président américain. "Nous demandons à (Donald) Trump de jouer un rôle afin de trouver une solution politique et d'engager un dialogue, au lieu de nous abandonner et de laisser la voie libre à la Turquie pour nous attaquer". "Les Etats-Unis devraient tenir compte du fait que nous avons payé un lourd tribut", a-t-elle dit, citant le chiffre de 11.000 morts et exhortant Washington à "rester à nos côtés pour maintenir la paix et la stabilité dans l'intérêt de tous". (Belga)