Le projet de résolution avait été déposé en mars par le groupe des pays africains dans le cadre de la 43e session du Conseil des droits de l'Homme, mais les pays n'avaient pas eu la possibilité d'en discuter jusqu'à présent en raison de la pandémie de Covid-19 qui avait obligé l'Onu à suspendre la réunion. Les débats au Conseil des droits de l'Homme ayant repris la semaine dernière suite à l'allègement des mesures prises face à la pandémie, la résolution a finalement été adoptée lundi sans vote. Le texte "condamne fermement tous les actes de violence commis en Libye" et se déclare "préoccupé" par les informations faisant état d'actes de torture et autres exactions dans les prisons libyennes, et demande à la Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, "d'immédiatement mettre sur pied et envoyer en Libye une mission d'enquête". Ces experts seront chargés, pendant un an, de "documenter les allégations de violations du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire et les atteintes à ces droits, commises par toutes les parties en Libye depuis le début de 2016". La résolution demande aux experts de présenter un compte rendu oral de ses travaux à la 45e session du Conseil, qui devrait se tenir en septembre, suivi d'un rapport écrit complet à la 46e session, en mars prochain. La Libye est minée par les violences et les luttes de pouvoir depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Deux autorités rivales se disputent le pouvoir depuis 2015: le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, établi en vertu d'un accord parrainé par l'Onu et basé à Tripoli (ouest), et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar dans l'Est. (Belga)

Le projet de résolution avait été déposé en mars par le groupe des pays africains dans le cadre de la 43e session du Conseil des droits de l'Homme, mais les pays n'avaient pas eu la possibilité d'en discuter jusqu'à présent en raison de la pandémie de Covid-19 qui avait obligé l'Onu à suspendre la réunion. Les débats au Conseil des droits de l'Homme ayant repris la semaine dernière suite à l'allègement des mesures prises face à la pandémie, la résolution a finalement été adoptée lundi sans vote. Le texte "condamne fermement tous les actes de violence commis en Libye" et se déclare "préoccupé" par les informations faisant état d'actes de torture et autres exactions dans les prisons libyennes, et demande à la Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, "d'immédiatement mettre sur pied et envoyer en Libye une mission d'enquête". Ces experts seront chargés, pendant un an, de "documenter les allégations de violations du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire et les atteintes à ces droits, commises par toutes les parties en Libye depuis le début de 2016". La résolution demande aux experts de présenter un compte rendu oral de ses travaux à la 45e session du Conseil, qui devrait se tenir en septembre, suivi d'un rapport écrit complet à la 46e session, en mars prochain. La Libye est minée par les violences et les luttes de pouvoir depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Deux autorités rivales se disputent le pouvoir depuis 2015: le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, établi en vertu d'un accord parrainé par l'Onu et basé à Tripoli (ouest), et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar dans l'Est. (Belga)