A quelques jours de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévue le 31 janvier, les deux parties ont fait usage de cette rencontre au 10 Downing Street pour "exposer leurs visions" respectives des négociations qui auront lieu lors de la période de transition en vue d'un accord réglant leur relation future. Aussi bien la Commission que le cabinet du Premier ministre britannique ont communiqué mercredi soir à l'issue de la réunion, la première entre eux depuis la prise de fonction de Mme von der Leyen. Si la Commission indique que le but de la réunion était de parler du "cadre des discussions sur la future relation entre l'UE et le Royaume-Uni", Downing Street semble volontairement mettre cet élément au second plan, commençant par affirmer que les deux dirigeants ont "discuté de la situation en Irak". Au sujet du Brexit, Boris Johnson a répété que son pays ne demandera pas d'extension de la période de transition au-delà de 2020 et a "réitéré qu'il veut un large accord de libre échange couvrant les biens et services", indique Downing Street. Parallèlement, Londres veut cependant "maintenir le contrôle sur les eaux de pêche du Royaume-Uni et son système d'immigration", et ne veut pas entendre parler de "quelque alignement que ce soit ou de juridiction de la Cour de Justice (de l'UE)". Même si la réunion est qualifiée de "positive" par Downing Street, les positions affichées ne peuvent que laisser envisager un difficile face à face. Si les "deux dirigeants s'accordent sur le fait que l'UE et le Royaume-Uni partagent les mêmes valeurs et ont de nombreux intérêts en commun", selon la Commission, la présidente de cette dernière a inlassablement répété mercredi "qu'il y a un lien direct entre une divergence réglementaire et la qualité de l'accès au marché de l'UE". Autrement dit: si Londres veut s'écarter des standards européens, le Royaume-Uni ne pourra pas parallèlement profiter d'un accès complet au marché unique du continent, prévient Bruxelles. "Les contacts entre la Commission et le Royaume-Uni seront bien sûr très intensifs dans les prochains semaines et mois, mais nous n'avons pas fixé de date spécifique pour une nouvelle rencontre", a précisé jeudi le porte-parole en chef de la Commission. (Belga)

A quelques jours de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévue le 31 janvier, les deux parties ont fait usage de cette rencontre au 10 Downing Street pour "exposer leurs visions" respectives des négociations qui auront lieu lors de la période de transition en vue d'un accord réglant leur relation future. Aussi bien la Commission que le cabinet du Premier ministre britannique ont communiqué mercredi soir à l'issue de la réunion, la première entre eux depuis la prise de fonction de Mme von der Leyen. Si la Commission indique que le but de la réunion était de parler du "cadre des discussions sur la future relation entre l'UE et le Royaume-Uni", Downing Street semble volontairement mettre cet élément au second plan, commençant par affirmer que les deux dirigeants ont "discuté de la situation en Irak". Au sujet du Brexit, Boris Johnson a répété que son pays ne demandera pas d'extension de la période de transition au-delà de 2020 et a "réitéré qu'il veut un large accord de libre échange couvrant les biens et services", indique Downing Street. Parallèlement, Londres veut cependant "maintenir le contrôle sur les eaux de pêche du Royaume-Uni et son système d'immigration", et ne veut pas entendre parler de "quelque alignement que ce soit ou de juridiction de la Cour de Justice (de l'UE)". Même si la réunion est qualifiée de "positive" par Downing Street, les positions affichées ne peuvent que laisser envisager un difficile face à face. Si les "deux dirigeants s'accordent sur le fait que l'UE et le Royaume-Uni partagent les mêmes valeurs et ont de nombreux intérêts en commun", selon la Commission, la présidente de cette dernière a inlassablement répété mercredi "qu'il y a un lien direct entre une divergence réglementaire et la qualité de l'accès au marché de l'UE". Autrement dit: si Londres veut s'écarter des standards européens, le Royaume-Uni ne pourra pas parallèlement profiter d'un accès complet au marché unique du continent, prévient Bruxelles. "Les contacts entre la Commission et le Royaume-Uni seront bien sûr très intensifs dans les prochains semaines et mois, mais nous n'avons pas fixé de date spécifique pour une nouvelle rencontre", a précisé jeudi le porte-parole en chef de la Commission. (Belga)