"L'objectif d'une telle peine est de solliciter une libération plus rapidement et dès lors d'envisager un avenir plus proche, même s'il y a encore du travail à effectuer", a poursuivi Me Solfrini. Dans son réquisitoire, Pascale Schils a souligné que Dorian Daniels avait "joui de son pouvoir, de sa force. Il n'est contraint par personne. Il choisit de rester, il choisit de se sauver lui. Il est égoïste et lâche jusqu'au bout". L'accusé était aussi "suffisamment adulte pour savoir parfaitement ce qu'il faisait" et, s'il s'est rendu à la police, ce n'est pas à cause de sa difficulté à vivre avec sa conscience "mais surtout la peur qu'Alexandre mette tout sur lui". Selon les experts, a-t-elle rappelé, son avenir est "incertain à cause de la faiblesse de ses repères moraux". Sa situation est toutefois "potentiellement réversible" mais il subsiste un facteur de risque de nouvelles infractions. "Il lui faut une peine qui lui permettra de prendre la mesure de ce qui se passe." La prison constituera "une limite concrète à ses actes". L'avocat général a requis lundi la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre d'Alexandre Hart et Belinda Donnay ainsi que 30 ans de prison, soit le maximum légal, en ce qui concerne Killian Wilmet, mineur au moment des faits. Pour Loïck Masson, elle a demandé aux jurés de ne pas descendre sous le seuil des 30 ans de prison, tandis qu'elle a réclamé 29 ans de réclusion contre Dorian Daniels, sur la base des remords exprimés. Celui-ci pourrait alors solliciter une libération conditionnelle après neuf ans, moins deux ans de détention préventive, soit sept ans. Les cinq accusés ont été reconnus coupables de l'assassinat de Valentin Vermeesch, 18 ans, torturé puis jeté vivant dans la Meuse à Huy, les mains attachées dans le dos, dans la nuit du 26 au 27 mars 2017. Ils ont aussi été déclarés coupables d'autres préventions, notamment de coups, de tortures et de traitements inhumains. Seul Loïck Masson échappe à la culpabilité de viol. (Belga)