L'âge est l'un des principaux motifs de discrimination chez les personnes de plus de 55 ans, devant les compétences numériques, les croyances religieuses, la langue, le sexe, le handicap, l'origine ethnique, la couleur de la peau, la situation professionnelle ou l'orientation sexuelle, souligne Amnesty. Pour autant, l'âgisme à l'encontre des aînés a également une dimension intersectionnelle, c'est-à-dire qu'il recoupe d'autres formes de stéréotypes, de préjugés et de discriminations, avec lesquels il interagit, pointe l'organisation. Il est question notamment de la discrimination fondée sur la capacité physique, de sexisme et de racisme. L'âgisme est un "phénomène grave, qui va jusqu'à la maltraitance, et ce, dans des proportions très inquiétantes", explique le directeur de la section belge francophone d'Amnesty International, Philippe Hensmans. Cette maltraitance est principalement d'ordre psychologique, mais aussi physique, à mettre en relation avec de la négligence ou concerne des abus civils et financiers. En relation directe avec les maltraitances et la discrimination subies par les aînés, les stéréotypes et les préjugés en raison de leur âge touchent dans une large proportion les personnes âgées de plus de 55 ans. Ainsi, sept personnes interrogées sur dix se disent victimes de préjugés relatifs à leur âge. Selon ces stéréotypes et préjugés, les aînés ne comprendraient pas les générations les plus jeunes (28%) et, de manière générale, ils ne comprendraient ce qu'on leur dit (22%), détaille Amnesty. Parallèlement, 37% des personnes sondées considèrent que leur opinion est devenue moins importante, tandis que 29% ne se sentent plus respectées comme avant et 17% estiment ne pas être prises au sérieux en raison de leur âge. Une faible maîtrise des nouvelles technologies par les personnes âgées de plus de 55 ans constitue un autre préjugé préoccupant. Un répondant sur deux (48%) se sent ainsi victime du regard négatif de la société à cet égard. "Ce type de préjugé a par ailleurs de réelles conséquences. Ainsi, dans le secteur de l'emploi, 23% des répondants de plus de 55 ans ont été traités différemment depuis qu'ils ont atteint 55 ans et bénéficient de ce fait de moins d'opportunités de démontrer leurs compétences", indique M. Hensmans. Ce sondage a été réalisé en mai 2021 auprès de 500 personnes âgées de plus de 55 ans en Wallonie et à Bruxelles. La marge d'erreur maximale théorique (avec une certitude de 95%) est de 4,4% sur l'échantillon total. (Belga)

L'âge est l'un des principaux motifs de discrimination chez les personnes de plus de 55 ans, devant les compétences numériques, les croyances religieuses, la langue, le sexe, le handicap, l'origine ethnique, la couleur de la peau, la situation professionnelle ou l'orientation sexuelle, souligne Amnesty. Pour autant, l'âgisme à l'encontre des aînés a également une dimension intersectionnelle, c'est-à-dire qu'il recoupe d'autres formes de stéréotypes, de préjugés et de discriminations, avec lesquels il interagit, pointe l'organisation. Il est question notamment de la discrimination fondée sur la capacité physique, de sexisme et de racisme. L'âgisme est un "phénomène grave, qui va jusqu'à la maltraitance, et ce, dans des proportions très inquiétantes", explique le directeur de la section belge francophone d'Amnesty International, Philippe Hensmans. Cette maltraitance est principalement d'ordre psychologique, mais aussi physique, à mettre en relation avec de la négligence ou concerne des abus civils et financiers. En relation directe avec les maltraitances et la discrimination subies par les aînés, les stéréotypes et les préjugés en raison de leur âge touchent dans une large proportion les personnes âgées de plus de 55 ans. Ainsi, sept personnes interrogées sur dix se disent victimes de préjugés relatifs à leur âge. Selon ces stéréotypes et préjugés, les aînés ne comprendraient pas les générations les plus jeunes (28%) et, de manière générale, ils ne comprendraient ce qu'on leur dit (22%), détaille Amnesty. Parallèlement, 37% des personnes sondées considèrent que leur opinion est devenue moins importante, tandis que 29% ne se sentent plus respectées comme avant et 17% estiment ne pas être prises au sérieux en raison de leur âge. Une faible maîtrise des nouvelles technologies par les personnes âgées de plus de 55 ans constitue un autre préjugé préoccupant. Un répondant sur deux (48%) se sent ainsi victime du regard négatif de la société à cet égard. "Ce type de préjugé a par ailleurs de réelles conséquences. Ainsi, dans le secteur de l'emploi, 23% des répondants de plus de 55 ans ont été traités différemment depuis qu'ils ont atteint 55 ans et bénéficient de ce fait de moins d'opportunités de démontrer leurs compétences", indique M. Hensmans. Ce sondage a été réalisé en mai 2021 auprès de 500 personnes âgées de plus de 55 ans en Wallonie et à Bruxelles. La marge d'erreur maximale théorique (avec une certitude de 95%) est de 4,4% sur l'échantillon total. (Belga)