Ce dernier, favori des sondages mais qui ne passera finalement pas le premier tour, a appris "avec émotion" le décès de son ancien rival "après tant d'années de souffrance", a-t-il fait savoir via son entourage. Pour Nicolas Sarkozy, "il a incarné une France fidèle à ses valeurs universelles et à son rôle historique" et "il n'a jamais rien cédé sur notre indépendance, en même temps que sur son profond engagement européen". L'ancien président a encore pointé "la stature imposante et la voix si particulière de Jacques Chirac" qui "ont accompagné la vie politique française pendant un demi-siècle". Corrézien comme lui et figurant aussi parmi ses successeurs à l'Elysée, François Hollande a salué un "combattant", un "humaniste", un "homme de culture" qui "pouvait être tranchant" et qui "avait su établir un lien personnel avec les Français". "Il aimait les gens, qui lui rendaient en affection ce qu'il leur avait offert en sympathie", ajoute dans un communiqué M. Hollande, qui a été "témoin, dans la relation" qu'il avait "pu établir avec lui ces dernières années sur (leurs) terres corréziennes", de sa "sollicitude". Dans les rangs socialistes, les anciens Premier ministre Lionel Jospin et Laurent Fabius ont aussi rendu hommage à l'homme d'Etat. "J'ai eu le privilège de gouverner la France sous sa présidence", écrit M. Jospin dans un communiqué. Il reconnaît avoir, "au cours d'une période politiquement complexe dite de cohabitation", conduit "une politique intérieure différente de celle" qu'aurait choisie Jacques Chirac. Mais, a-t-il ajouté, "en politique étrangère, nous avons veillé tous deux à ce que notre pays parle d'une seule voix et soit respecté sur la scène internationale". M. Fabius, qui précéda Jacques Chirac à Matignon lors du premier mandat de François Mitterrand, a fait part de sa "profonde tristesse" et des condoléances du Conseil constitutionnel - institution dans laquelle l'ex-chef de l'Etat avait siégé en tant que membre de droit après la fin de ses mandats en 2007 et jusqu'au printemps 2011. Il a souligné qu'il n'avait "cessé d'être épris de la République et de la servir". (Belga)