La déclaration du chef de l'Etat intervient après la visite la semaine dernière à Ankara du chef d'état major iranien Mohammad Bagheri, au cours de laquelle les deux pays ont discuté de la lutte contre les rebelles kurdes. "Une opération commune avec l'Iran contre ces organisations terroristes est toujours à l'ordre du jour", a déclaré le président turc, faisant allusion au Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK) et au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), un parti kurde iranien qui lui est affilé, tous deux ayant des bases arrière en Irak. Selon le quotidien Türkiye, l'Iran a fait lors de la visite de son chef d'état major une "proposition surprise" à la Turquie, sur le lancement d'une opération contre les rebelles kurdes à Sinjar et à Qandil, dans le nord de l'Irak. Interrogé sur les affirmations de ce journal au cours d'une conférence de presse avant son départ pour une visite en Jordanie, M. Erdogan a confirmé la tenue de discussions à ce propos. "Nous pensons que si nos deux pays coopèrent, nous pouvons atteindre des résultats beaucoup plus rapidement", a déclaré le chef de l'Etat, sans autre détail. Les violences entre Ankara et le PKK, une organisation classée "terroriste" par la Turquie et ses alliés occidentaux, ont repris à l'été 2015 après un court cessez-le-feu. Outre de violents combats dans le sud-est de la Turquie, Ankara mène régulièrement des opérations ponctuelles contre les bases arrière du PKK dans le nord de l'Irak. Ankara a longtemps déploré que Téhéran ignore ses appels à une opération commune contre les rebelles kurdes. (Belga)

La déclaration du chef de l'Etat intervient après la visite la semaine dernière à Ankara du chef d'état major iranien Mohammad Bagheri, au cours de laquelle les deux pays ont discuté de la lutte contre les rebelles kurdes. "Une opération commune avec l'Iran contre ces organisations terroristes est toujours à l'ordre du jour", a déclaré le président turc, faisant allusion au Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK) et au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), un parti kurde iranien qui lui est affilé, tous deux ayant des bases arrière en Irak. Selon le quotidien Türkiye, l'Iran a fait lors de la visite de son chef d'état major une "proposition surprise" à la Turquie, sur le lancement d'une opération contre les rebelles kurdes à Sinjar et à Qandil, dans le nord de l'Irak. Interrogé sur les affirmations de ce journal au cours d'une conférence de presse avant son départ pour une visite en Jordanie, M. Erdogan a confirmé la tenue de discussions à ce propos. "Nous pensons que si nos deux pays coopèrent, nous pouvons atteindre des résultats beaucoup plus rapidement", a déclaré le chef de l'Etat, sans autre détail. Les violences entre Ankara et le PKK, une organisation classée "terroriste" par la Turquie et ses alliés occidentaux, ont repris à l'été 2015 après un court cessez-le-feu. Outre de violents combats dans le sud-est de la Turquie, Ankara mène régulièrement des opérations ponctuelles contre les bases arrière du PKK dans le nord de l'Irak. Ankara a longtemps déploré que Téhéran ignore ses appels à une opération commune contre les rebelles kurdes. (Belga)