Parmi les victimes enregistrées en 2018, 71% étaient des civils, dont 54% d'enfants. Les plus jeunes sont surtout touchés par des restes d'explosifs. Selon Handicap international, le chiffre élevé de victimes est "principalement" dû aux conflits armés en Afghanistan (2.234 victimes), en Libye, au Nigeria, en Syrie (1.465) et dans d'autres zones de conflit comme la Birmanie (430), l'Ukraine (325) et le Yémen (596). L'Observatoire des mines a constaté de nouvelles utilisations de mines antipersonnel par des forces gouvernementales birmanes entre octobre 2018 et octobre 2019. Des groupes non étatiques ont aussi utilisé ces armes interdites dans au moins six pays: l'Afghanistan, l'Inde, la Birmanie, le Nigeria, le Pakistan et le Yémen. Deux traités, d'Ottawa (1997) et d'Oslo (2008), interdisent respectivement les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions. Pourtant, ces armes continuent d'être utilisées, déplore l'ONG. Elle lance un appel citoyen pour interpeller les parlementaires de Belgique, d'Allemagne, de France, du Luxembourg, du Royaume-Uni, de la Suisse et du Canada, afin que les gouvernements s'engagent "contre les bombardements en zones peuplées". L'organisation demande aux citoyens d'écrire à leurs députés pour qu'ils exigent des gouvernements de soutenir la déclaration contre l'utilisation des armes explosives dans les zones habitées. Handicap international et les membres du Réseau international des armes explosives négocient en effet avec les États pour qu'ils appuient une telle déclaration. "Les négociations devront aboutir à une conférence prévue pour la fin du printemps 2020 à Dublin, où une déclaration politique sera ouverte pour approbation", indique l'ONG. (Belga)

Parmi les victimes enregistrées en 2018, 71% étaient des civils, dont 54% d'enfants. Les plus jeunes sont surtout touchés par des restes d'explosifs. Selon Handicap international, le chiffre élevé de victimes est "principalement" dû aux conflits armés en Afghanistan (2.234 victimes), en Libye, au Nigeria, en Syrie (1.465) et dans d'autres zones de conflit comme la Birmanie (430), l'Ukraine (325) et le Yémen (596). L'Observatoire des mines a constaté de nouvelles utilisations de mines antipersonnel par des forces gouvernementales birmanes entre octobre 2018 et octobre 2019. Des groupes non étatiques ont aussi utilisé ces armes interdites dans au moins six pays: l'Afghanistan, l'Inde, la Birmanie, le Nigeria, le Pakistan et le Yémen. Deux traités, d'Ottawa (1997) et d'Oslo (2008), interdisent respectivement les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions. Pourtant, ces armes continuent d'être utilisées, déplore l'ONG. Elle lance un appel citoyen pour interpeller les parlementaires de Belgique, d'Allemagne, de France, du Luxembourg, du Royaume-Uni, de la Suisse et du Canada, afin que les gouvernements s'engagent "contre les bombardements en zones peuplées". L'organisation demande aux citoyens d'écrire à leurs députés pour qu'ils exigent des gouvernements de soutenir la déclaration contre l'utilisation des armes explosives dans les zones habitées. Handicap international et les membres du Réseau international des armes explosives négocient en effet avec les États pour qu'ils appuient une telle déclaration. "Les négociations devront aboutir à une conférence prévue pour la fin du printemps 2020 à Dublin, où une déclaration politique sera ouverte pour approbation", indique l'ONG. (Belga)