Nature ou allongée à la grenadine, la Rodenbach (5,2% vol. alc.) est l'une des bières belges les plus emblématiques. Exemple phare du style "rouge brune de Flandre", elle doit essentiellement sa renommée à sa méthode de fabrication, qui requiert un long processus de maturation. Celle que certains apprécient de siroter sur une terrasse du littoral avec des tomates aux crevettes est le résultat d'un mélange de 75% de bière jeune et de 25% de bière mûrie en fût de chêne pendant deux ans. La nouvelle venue, la Rodenbach Red Tripel (8,2%), n'échappe pas à cette technique d'assemblage. De la triple est coupée avec une bière de foudre maturée pendant deux ans. Le maître brasseur Rudi Ghequire et son équipe ont développé un produit destiné aux amateurs de bières fortement alcoolisées, sans perdre la spécificité de Rodenbach. "La fraîcheur aigre-douce, propre à Rodenbach, en fait une triple rafraîchissante, complexe et de consommation facile qui joue sur tous les registres", explique M. Ghequire. Dans le livre "Rodenbach, Un nom dans la bière, Un nom dans l'histoire.", sorti en juin dernier, Erik Verdonck revient sur l'histoire de cette famille et sur la place de cette bière dans la gastronomie. La brasserie a été fondée en 1821 par la famille Rodenbach, une dizaine d'années avant l'indépendance de la Belgique. Parmi les membres fondateurs, Alexander Rodenbach est une figure de l'indépendance qui a milité en faveur d'une Belgique s'affranchissant du royaume des Pays-Bas. Deux siècles plus tard, la brasserie est bien en des mains... néerlandaises. Elle a été reprise en 2016, en même temps que Palm, par la brasserie familiale Swinkels. Quelque 50.000 hectolitres de Rodenbach et de ses variantes sont brassés chaque année à Roulers. (Belga)

Nature ou allongée à la grenadine, la Rodenbach (5,2% vol. alc.) est l'une des bières belges les plus emblématiques. Exemple phare du style "rouge brune de Flandre", elle doit essentiellement sa renommée à sa méthode de fabrication, qui requiert un long processus de maturation. Celle que certains apprécient de siroter sur une terrasse du littoral avec des tomates aux crevettes est le résultat d'un mélange de 75% de bière jeune et de 25% de bière mûrie en fût de chêne pendant deux ans. La nouvelle venue, la Rodenbach Red Tripel (8,2%), n'échappe pas à cette technique d'assemblage. De la triple est coupée avec une bière de foudre maturée pendant deux ans. Le maître brasseur Rudi Ghequire et son équipe ont développé un produit destiné aux amateurs de bières fortement alcoolisées, sans perdre la spécificité de Rodenbach. "La fraîcheur aigre-douce, propre à Rodenbach, en fait une triple rafraîchissante, complexe et de consommation facile qui joue sur tous les registres", explique M. Ghequire. Dans le livre "Rodenbach, Un nom dans la bière, Un nom dans l'histoire.", sorti en juin dernier, Erik Verdonck revient sur l'histoire de cette famille et sur la place de cette bière dans la gastronomie. La brasserie a été fondée en 1821 par la famille Rodenbach, une dizaine d'années avant l'indépendance de la Belgique. Parmi les membres fondateurs, Alexander Rodenbach est une figure de l'indépendance qui a milité en faveur d'une Belgique s'affranchissant du royaume des Pays-Bas. Deux siècles plus tard, la brasserie est bien en des mains... néerlandaises. Elle a été reprise en 2016, en même temps que Palm, par la brasserie familiale Swinkels. Quelque 50.000 hectolitres de Rodenbach et de ses variantes sont brassés chaque année à Roulers. (Belga)