C'est Sylvie Marique, secrétaire générale du Service public de Wallonie (SPW) et commissaire spéciale chargée de la reconstruction des zones sinistrées, qui a ouvert le bal avec un premier exposé purement théorique sur le fonctionnement de la gestion de crise. Une gestion marquée principalement par la multiplicité des intervenants en raison notamment de la répartition des compétences entre Fédéral, provinces et communes en cas d'inondations. "C'est une répartition complexe", a-t-elle admis alors que plusieurs commissaires l'interrogeaient sur les problèmes de coordination entre les différents acteurs. "Plusieurs bourgmestres ont parlé d'une situation quasi de guerre. Dans une telle crise, il faut un ou deux généraux. Or, il y a cinq directeurs généraux, une secrétaire générale et je ne sais plus combien de directeurs", a ainsi pointé Sabine Laruelle (MR). D'autres, opposition en tête, ont tenté d'amener Sylvie Marique sur le terrain plus concret des inondations de la mi-juillet, avec en ligne de mire la gestion du centre de crise. A chaque tentative, ils ont toutefois été rappelés à l'ordre par le président de la commission d'enquête, le socialiste Jean-Claude Marcourt. Ce vendredi, c'est la théorie et rien que la théorie. "Sachez que nous irons au bout des choses et que vos questions légitimes seront posées en temps et en heure. Le but n'est pas de vous cadenasser mais de respecter les conditions prévues pour les auditions de ce vendredi", a souligné M. Marcourt. Après avoir répondu à une première salve de questions, Sylvie Marique a remis sa casquette de commissaire à la reconstruction pour dresser le dernier bilan en date des inondations. On le sait, 209 communes wallonnes ont été impactées. "Au total, 9.673 hectares ont été inondés, soit 13.548 terrains de football", a-t-elle détaillé. A l'heure actuelle, 8.700 ménages sont toujours sans gaz, a encore indiqué Mme Marique. Les chantiers confiés au commissariat à la reconstruction, dont celui de répondre aux besoins de base des sinistrés, "sont toujours en cours et le seront pour des semaines encore", a-t-elle enfin souligné. Vendredi après-midi, les auditions se poursuivront avec Aline Thiry du centre de recherche Spiral de l'ULiège et Xavier Fettweis, le directeur du laboratoire de climatologie de l'ULiège. Ils seront suivis par différents professeurs qui viendront notamment éclairer les parlementaires sur la gestion des bassins versants. (Belga)

C'est Sylvie Marique, secrétaire générale du Service public de Wallonie (SPW) et commissaire spéciale chargée de la reconstruction des zones sinistrées, qui a ouvert le bal avec un premier exposé purement théorique sur le fonctionnement de la gestion de crise. Une gestion marquée principalement par la multiplicité des intervenants en raison notamment de la répartition des compétences entre Fédéral, provinces et communes en cas d'inondations. "C'est une répartition complexe", a-t-elle admis alors que plusieurs commissaires l'interrogeaient sur les problèmes de coordination entre les différents acteurs. "Plusieurs bourgmestres ont parlé d'une situation quasi de guerre. Dans une telle crise, il faut un ou deux généraux. Or, il y a cinq directeurs généraux, une secrétaire générale et je ne sais plus combien de directeurs", a ainsi pointé Sabine Laruelle (MR). D'autres, opposition en tête, ont tenté d'amener Sylvie Marique sur le terrain plus concret des inondations de la mi-juillet, avec en ligne de mire la gestion du centre de crise. A chaque tentative, ils ont toutefois été rappelés à l'ordre par le président de la commission d'enquête, le socialiste Jean-Claude Marcourt. Ce vendredi, c'est la théorie et rien que la théorie. "Sachez que nous irons au bout des choses et que vos questions légitimes seront posées en temps et en heure. Le but n'est pas de vous cadenasser mais de respecter les conditions prévues pour les auditions de ce vendredi", a souligné M. Marcourt. Après avoir répondu à une première salve de questions, Sylvie Marique a remis sa casquette de commissaire à la reconstruction pour dresser le dernier bilan en date des inondations. On le sait, 209 communes wallonnes ont été impactées. "Au total, 9.673 hectares ont été inondés, soit 13.548 terrains de football", a-t-elle détaillé. A l'heure actuelle, 8.700 ménages sont toujours sans gaz, a encore indiqué Mme Marique. Les chantiers confiés au commissariat à la reconstruction, dont celui de répondre aux besoins de base des sinistrés, "sont toujours en cours et le seront pour des semaines encore", a-t-elle enfin souligné. Vendredi après-midi, les auditions se poursuivront avec Aline Thiry du centre de recherche Spiral de l'ULiège et Xavier Fettweis, le directeur du laboratoire de climatologie de l'ULiège. Ils seront suivis par différents professeurs qui viendront notamment éclairer les parlementaires sur la gestion des bassins versants. (Belga)