Pieter De Crem voit actuellement dans la formation d'un gouvernement "qu'un bloc moteur violet, un bloc moteur socialiste-libéral, est en réalisation avec une direction verte". C'est quelque chose qui peut conduire à une majorité au parlement mais dans lequel le CD&V n'est pas représenté, selon lui.

Le fait que les autres partis tentent d'impliquer le CD&V dans une telle coalition est "un peu trop facile", estime Pieter De Crem. Une telle coalition ferait que "non seulement le plus grand parti flamand serait dans l'opposition mais également le deuxième (le Vlaams Belang, NDLR)", souligne-t-il.

Pieter De Crem estime notamment que "les défis sur le plan soci-économique sont trop grands" pour un gouvernement fédéral sans majorité du côté flamand. "Je pense notamment au niveau du Brexit, mais également au niveau de la réforme de l'Etat." Et le ministre d'évoquer notamment la volonté exprimée par le président du PS, Elio Di Rupo, de réviser la loi de financement qui organise les mécanismes de solidarité entre les Régions. "Cela signifie que la Flandre doit se montrer vigilante."