Il s'agissait d'une seconde vague, après une première interrogation fin avril, début mai. Il en ressort entre autres qu'au fur et à mesure qu'on semble sortir de la pandémie, les sentiments positifs ressentis par la population reviennent quelque peu, ainsi que sa "satisfaction" par rapport aux mesures européennes prises en réaction à la pandémie (49% sont plutôt ou très satisfaits). Mais celle-ci reste en grand nombre insatisfaite de la solidarité démontrée par les Etats membres, constate aussi le sondage. C'est entre autres le cas en Belgique, où seulement 32% des répondants se disent plutôt ou très contents du niveau de solidarité entre Etats membres face à la pandémie. C'est un des sujets régulièrement revenus sur la table ces derniers mois, avec la cacophonie de la fermeture puis de la réouverture des frontières, les tendances au "chacun pour soi" dans la course au matériel de protection, notamment. C'est également un mot qui revient sans cesse sur les lèvres quand on parle du budget européen 2021-2027 et de l'instrument de relance sur lesquels les chefs d'Etat et de gouvernement doivent tenter de s'accorder en fin de semaine, lors d'un sommet à Bruxelles. Sur le plan budgétaire, 56% des répondants à travers l'UE estiment que l'Union devrait avoir davantage de moyens financiers pour gérer les conséquences de la pandémie. 30% estiment que le budget est en revanche déjà suffisant, tandis que 14% "ne savent pas". Sans surprise, les habitants des pays que l'on a qualifié de "frugaux" sont plutôt du côté du spectre où on ne veut pas gonfler l'enveloppe européenne (Pays-Bas, Suède, et Danemark étant les plus marqués). La Belgique se situe quant à elle dans le ventre mou: 48% des 1.027 Belges interrogés souhaiteraient que l'UE soit renflouée, contre 32% qui estiment que cela n'est pas nécessaire et 20% qui n'ont pas d'avis. Globalement, "les niveaux de satisfaction par rapport aux actions de l'UE sont en dessous des moyennes habituelles d'avant crise", analyse mardi Philipp Schulmeister, qui dirige le "Public Opinion Monitoring Unit" du Parlement européen. "Il y a clairement une impatience qui transparait dans ces données, dans le sens de 'Allez, faites qqch! '". (Belga)

Il s'agissait d'une seconde vague, après une première interrogation fin avril, début mai. Il en ressort entre autres qu'au fur et à mesure qu'on semble sortir de la pandémie, les sentiments positifs ressentis par la population reviennent quelque peu, ainsi que sa "satisfaction" par rapport aux mesures européennes prises en réaction à la pandémie (49% sont plutôt ou très satisfaits). Mais celle-ci reste en grand nombre insatisfaite de la solidarité démontrée par les Etats membres, constate aussi le sondage. C'est entre autres le cas en Belgique, où seulement 32% des répondants se disent plutôt ou très contents du niveau de solidarité entre Etats membres face à la pandémie. C'est un des sujets régulièrement revenus sur la table ces derniers mois, avec la cacophonie de la fermeture puis de la réouverture des frontières, les tendances au "chacun pour soi" dans la course au matériel de protection, notamment. C'est également un mot qui revient sans cesse sur les lèvres quand on parle du budget européen 2021-2027 et de l'instrument de relance sur lesquels les chefs d'Etat et de gouvernement doivent tenter de s'accorder en fin de semaine, lors d'un sommet à Bruxelles. Sur le plan budgétaire, 56% des répondants à travers l'UE estiment que l'Union devrait avoir davantage de moyens financiers pour gérer les conséquences de la pandémie. 30% estiment que le budget est en revanche déjà suffisant, tandis que 14% "ne savent pas". Sans surprise, les habitants des pays que l'on a qualifié de "frugaux" sont plutôt du côté du spectre où on ne veut pas gonfler l'enveloppe européenne (Pays-Bas, Suède, et Danemark étant les plus marqués). La Belgique se situe quant à elle dans le ventre mou: 48% des 1.027 Belges interrogés souhaiteraient que l'UE soit renflouée, contre 32% qui estiment que cela n'est pas nécessaire et 20% qui n'ont pas d'avis. Globalement, "les niveaux de satisfaction par rapport aux actions de l'UE sont en dessous des moyennes habituelles d'avant crise", analyse mardi Philipp Schulmeister, qui dirige le "Public Opinion Monitoring Unit" du Parlement européen. "Il y a clairement une impatience qui transparait dans ces données, dans le sens de 'Allez, faites qqch! '". (Belga)