La mission aura duré environ 34 minutes après un décollage intervenu dès le début de la fenêtre de tir prévue. Un peu plus de 27 minutes après s'être arrachée du pas de tir, Ariane 5 s'est d'abord séparée du satellite T-16, un satellite de télédiffusion, d'une masse de 6.330 kilos au décollage, conçu par Airbus Defence and Space (Toulouse, France) pour le compte de l'opérateur AT&T (DirecTV). Ce satellite couvrira les Etats-Unis continentaux, l'Alaska, Hawaï et Porto Rico. Sa durée de vie est estimée à 15 ans. Environ 34 minutes après son décollage, Ariane 5 s'est ensuite séparée du satellite EUTELSAT 7C, construit par Maxar Technologies (Palo Alto, Californie). Il s'agit d'un satellite de télécommunications, de 3.400 kg au décollage, qui couvrira les régions de l'Afrique, de l'Europe, du Moyen-Orient et de la Turquie. Sa durée de vie est estimée à plus de 15 ans. Par ailleurs, Arianespace a souligné que le satellite EUTELSAT 7C avait emporté un instrument, baptisé "ICARENG", qui lui permettra notamment "de mesurer l'environnement spatial de l'orbite géostationnaire". "Cette expérience, unique à ce jour, va permettre d'améliorer la couverture spatiale en spectrométrie des flux de protons et électrons", a ajouté Arianespace. "Avec le lancement réussi de T-16 et EUTELSAT 7C, Arianespace confirme son statut de partenaire de confiance pour des opérateurs de communications par satellites d'envergure mondiale", a encore indiqué Arianespace dans son communiqué à l'issue de la mission. Il s'agit du 104e lancement réalisé avec Ariane 5, le 71ème avec une Ariane 5 dans sa version ECA et le 310e des lanceurs de la famille Arianespace. "Avec ce deuxième lancement Ariane 5 en 2019, Arianespace réaffirme la fiabilité de son lanceur lourd et son leadership sur le marché géostationnaire", a déclaré Stéphane Israël, Président Exécutif d'Arianespace. Il s'agissait du 5e lancement de l'année pour Arianespace. (Belga)