Ce procès devant une Cour de Itzehoe, dans le nord de l'Allemagne, sera suivi par celui, une semaine plus tard, d'un centenaire, un ancien gardien du camp nazi de Sachsenhausen, près de Berlin. Agée à l'époque des faits de 18 à 19 ans, la nonagénaire Irmgard Furchner, qui vit dans une résidence pour personnes âgées près de Hambourg, doit être jugée par une Cour spéciale pour jeunes pour "complicité de meurtre dans plus de 10.000 cas", selon le Parquet. L'accusation lui reproche d'avoir participé au meurtre de détenus dans le camp de concentration de Stutthof, dans la Pologne actuelle, où elle travaillait comme dactylographe et secrétaire du commandant du camp, Paul Werner Hoppe, entre juin 1943 et avril 1945. Dans ce camp proche de la ville de Gdansk où périrent 65.000 personnes, "des détenus juifs, des partisans polonais et des prisonniers de guerre soviétiques" ont été systématiquement assassinés, selon le Parquet. Selon l'avocat Christoph Rückel, qui représente depuis des années des survivants de la Shoah, "elle a tenu l'ensemble de la correspondance du commandant du camp". "Elle a aussi tapé à la machine les ordres d'exécution et de déportation et apposé ses initiales", a-t-il assuré sur la chaîne régionale publique NDR. A l'issue d'une longue procédure, la justice avait estimé en février que la nonagénaire était apte à comparaître malgré son grand âge. Mais les auditions, prévues pour s'étaler jusqu'en juin 2022, devraient se limiter à quelques heures par journée d'audience. Quelque 4.000 femmes ont officié comme gardienne dans les camps de concentration, selon des historiens. Mais peu ont été jugées après la Guerre. (Belga)

Ce procès devant une Cour de Itzehoe, dans le nord de l'Allemagne, sera suivi par celui, une semaine plus tard, d'un centenaire, un ancien gardien du camp nazi de Sachsenhausen, près de Berlin. Agée à l'époque des faits de 18 à 19 ans, la nonagénaire Irmgard Furchner, qui vit dans une résidence pour personnes âgées près de Hambourg, doit être jugée par une Cour spéciale pour jeunes pour "complicité de meurtre dans plus de 10.000 cas", selon le Parquet. L'accusation lui reproche d'avoir participé au meurtre de détenus dans le camp de concentration de Stutthof, dans la Pologne actuelle, où elle travaillait comme dactylographe et secrétaire du commandant du camp, Paul Werner Hoppe, entre juin 1943 et avril 1945. Dans ce camp proche de la ville de Gdansk où périrent 65.000 personnes, "des détenus juifs, des partisans polonais et des prisonniers de guerre soviétiques" ont été systématiquement assassinés, selon le Parquet. Selon l'avocat Christoph Rückel, qui représente depuis des années des survivants de la Shoah, "elle a tenu l'ensemble de la correspondance du commandant du camp". "Elle a aussi tapé à la machine les ordres d'exécution et de déportation et apposé ses initiales", a-t-il assuré sur la chaîne régionale publique NDR. A l'issue d'une longue procédure, la justice avait estimé en février que la nonagénaire était apte à comparaître malgré son grand âge. Mais les auditions, prévues pour s'étaler jusqu'en juin 2022, devraient se limiter à quelques heures par journée d'audience. Quelque 4.000 femmes ont officié comme gardienne dans les camps de concentration, selon des historiens. Mais peu ont été jugées après la Guerre. (Belga)