"Les juges ont considéré que la politique climatique violait le devoir légal de diligence et les droits de l'Homme", s'est félicitée jeudi l'ASBL Klimaatzaak, portée par des citoyens soucieux du climat et de l'avenir des générations futures. "Cette déclaration est un signal clair pour nos décideurs politiques. Des politiques décisives en vue d'un avenir pauvre en carbone doivent être prises immédiatement et en priorité", a ajouté son président, Serge de Gheldere. "Ce verdict est une condamnation claire de la politique climatique de notre pays. Tous les ministres de ce pays doivent se mettre au travail", a réagi Greenpeace, qui compte parmi les partisans de l'action. A travers cet arrêt, "la justice donne aussi raison aux citoyens et aux jeunes qui se sont levés pour dénoncer l'inaction climatique du gouvernement belge. Ne lâchons rien, le changement arrive, le changement est là!", a lancé pour sa part la cofondatrice du mouvement Youth For Climate, Adélaïde Charlier, dans un message posté sur Twitter. Le tribunal n'a toutefois pas suivi la demande de Klimaatzaak d'imposer des objectifs concrets de réduction des émissions de gaz à effet de serre. "Nous avions demandé que notre pays émette minimum 42% de gaz à effet de serre en moins d'ici 2025 et minimum 55 % en moins d'ici 2030. Malheureusement, les tribunaux belges n'ont pas osé aller aussi loin que les Néerlandais et les Allemands dans de récents procès similaires", ont déploré les plaignants. "La balle se trouve désormais dans le camp des décideurs politiques, à qui il incombe de traiter la crise climatique comme une crise", a ajouté l'activiste flamande et cofondatrice de Youth For Climate Anuna De Wever. "Le message est clair. Il nous reste moins de dix ans pour prévenir les changements climatiques les plus dangereux pour l'humanité". Bien que reconnaissante du "travail de pionnier" du tribunal, l'ASBL Klimaatzaak envisage de faire appel du jugement et de porter l'affaire devant les instances judiciaires européennes, compte tenu des longs délais déjà connus devant la cour d'appel de Bruxelles. Dans une réaction, la ministre fédérale du Climat, Zakia Khattabi, a affirmé "prendre acte" de la décision du tribunal de première instance de Bruxelles et assure ne pas avoir attendu cette condamnation pour agir. (Belga)

"Les juges ont considéré que la politique climatique violait le devoir légal de diligence et les droits de l'Homme", s'est félicitée jeudi l'ASBL Klimaatzaak, portée par des citoyens soucieux du climat et de l'avenir des générations futures. "Cette déclaration est un signal clair pour nos décideurs politiques. Des politiques décisives en vue d'un avenir pauvre en carbone doivent être prises immédiatement et en priorité", a ajouté son président, Serge de Gheldere. "Ce verdict est une condamnation claire de la politique climatique de notre pays. Tous les ministres de ce pays doivent se mettre au travail", a réagi Greenpeace, qui compte parmi les partisans de l'action. A travers cet arrêt, "la justice donne aussi raison aux citoyens et aux jeunes qui se sont levés pour dénoncer l'inaction climatique du gouvernement belge. Ne lâchons rien, le changement arrive, le changement est là!", a lancé pour sa part la cofondatrice du mouvement Youth For Climate, Adélaïde Charlier, dans un message posté sur Twitter. Le tribunal n'a toutefois pas suivi la demande de Klimaatzaak d'imposer des objectifs concrets de réduction des émissions de gaz à effet de serre. "Nous avions demandé que notre pays émette minimum 42% de gaz à effet de serre en moins d'ici 2025 et minimum 55 % en moins d'ici 2030. Malheureusement, les tribunaux belges n'ont pas osé aller aussi loin que les Néerlandais et les Allemands dans de récents procès similaires", ont déploré les plaignants. "La balle se trouve désormais dans le camp des décideurs politiques, à qui il incombe de traiter la crise climatique comme une crise", a ajouté l'activiste flamande et cofondatrice de Youth For Climate Anuna De Wever. "Le message est clair. Il nous reste moins de dix ans pour prévenir les changements climatiques les plus dangereux pour l'humanité". Bien que reconnaissante du "travail de pionnier" du tribunal, l'ASBL Klimaatzaak envisage de faire appel du jugement et de porter l'affaire devant les instances judiciaires européennes, compte tenu des longs délais déjà connus devant la cour d'appel de Bruxelles. Dans une réaction, la ministre fédérale du Climat, Zakia Khattabi, a affirmé "prendre acte" de la décision du tribunal de première instance de Bruxelles et assure ne pas avoir attendu cette condamnation pour agir. (Belga)