Les protestataires ont ainsi pointé du doigt Frontex, l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures, dont le rôle est d'épauler les États membres dans la protection des frontières extérieures de l'Union. "Frontex est devenue une petite armée qui soi-disant protège nos frontières mais enfreint chaque jour les droits humains", a déclaré Stéphanie Demblon, de l'association Agir pour la paix. "Le droit à l'asile est systématiquement bafoué en dehors des frontières européennes. Les migrants sont reconduits hors de nos frontières ou criminalisés. Aussi bien en Pologne et en Hongrie qu'en Italie et en Grèce." Selon Mme Demblon, le directeur de Frontex, le Français Fabrice Leggeri, ment en affirmant devant le parlement européen que ce n'est pas son agence qui renvoie les migrants mais bien les États membres. "Frontex est présente presque partout et parfaitement informée des abus." À l'occasion d'un rapport émis en juillet dernier, de nombreux parlementaires européens avaient dénoncé la mauvaise gestion de l'agence, menaçant de geler son budget. Mais pour Stéphanie Demblon, le problème fondamental réside dans la politique même de l'Europe en matière de migration. "Il s'agit de savoir comment on envisage la migration et la sécurité. L'Union européenne essaie actuellement de garantir la sécurité de ses citoyens, dit-elle, en surveillant ses frontières avec toutes sortes de gadgets technologiques, mais ce n'est pas ça qui garantit la sécurité. Des sommes indécentes sont dépensées en ce sens, au lieu d'être investies dans une bonne sécurité sociale, l'enseignement, la solidarité, le respect des droits humains. Des personnes qui viennent chercher ici une vie meilleure ne menacent pas notre sécurité." (Belga)

Les protestataires ont ainsi pointé du doigt Frontex, l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures, dont le rôle est d'épauler les États membres dans la protection des frontières extérieures de l'Union. "Frontex est devenue une petite armée qui soi-disant protège nos frontières mais enfreint chaque jour les droits humains", a déclaré Stéphanie Demblon, de l'association Agir pour la paix. "Le droit à l'asile est systématiquement bafoué en dehors des frontières européennes. Les migrants sont reconduits hors de nos frontières ou criminalisés. Aussi bien en Pologne et en Hongrie qu'en Italie et en Grèce." Selon Mme Demblon, le directeur de Frontex, le Français Fabrice Leggeri, ment en affirmant devant le parlement européen que ce n'est pas son agence qui renvoie les migrants mais bien les États membres. "Frontex est présente presque partout et parfaitement informée des abus." À l'occasion d'un rapport émis en juillet dernier, de nombreux parlementaires européens avaient dénoncé la mauvaise gestion de l'agence, menaçant de geler son budget. Mais pour Stéphanie Demblon, le problème fondamental réside dans la politique même de l'Europe en matière de migration. "Il s'agit de savoir comment on envisage la migration et la sécurité. L'Union européenne essaie actuellement de garantir la sécurité de ses citoyens, dit-elle, en surveillant ses frontières avec toutes sortes de gadgets technologiques, mais ce n'est pas ça qui garantit la sécurité. Des sommes indécentes sont dépensées en ce sens, au lieu d'être investies dans une bonne sécurité sociale, l'enseignement, la solidarité, le respect des droits humains. Des personnes qui viennent chercher ici une vie meilleure ne menacent pas notre sécurité." (Belga)