Une banderole, sur laquelle on pouvait lire le message "homme et femme rose européens nous combattrons votre négrophobie jusqu'à l'agonie. Dites-le à vos enfants", a notamment été exhibée. Le représentant de la Ligue a ensuite pris la parole durant une dizaine de minutes. Il a expliqué que les manifestants souhaitaient le licenciement des personnes liées aux scandales. Le représentant du mouvement a salué la réactivité de la justice belge. Il a également ajouté qu'en aucun cas la "Ligue de défense noire-africaine "ne tolérait les vols et les violences qui avaient été perpétrées dans certains magasins de la chaîne. Le directeur de la Médiacité, Julien Huart, s'est également exprimé pendant la manifestation. Il a précisé que le centre commercial condamnait tout type de discrimination, et a ajouté que "le but est que dans le futur, ce type d'incident n'arrive plus". Le centre commercial avait renforcé la sécurité pour l'occasion. La police de Liège était également présente avec quelques policiers en civil, afin d'avoir la situation sous contrôle en cas de débordement. Finalement, tout s'est déroulé dans le calme. Les propos racistes reprochés à la gérante ont été prononcés dans le magasin JD Sports de la Médiacité à Liège, il y a deux semaines. En fin de journée, les employés sont toujours fouillés afin de vérifier s'ils n'ont rien volé. Le jour des faits, la manager a demandé à ses équipes de se séparer en trois groupes, les "arabes", les "gwères" et enfin les "macaques". Une vidéo des "explications" de la gérante a été diffusée sur les réseaux sociaux et est devenue virale. Depuis la publication de la vidéo, au moins deux magasins de la chaîne ont été pillés, l'un à Liège et l'autre à Bruxelles. Vendredi, la manager du magasin JD sports, qui ne travaille plus pour l'enseigne, avait été privée de liberté le temps de son audition au parquet de Liège. Elle risque jusqu'à un an de prison ainsi qu'une amende. (Belga)