Cette campagne choc a pour ambition d'interpeller le grand public et surtout les politiques. La vidéo diffusée est une reconstitution explicite d'abus sexuels sur un enfant, jouée par des adultes, afin de "créer un effet de choc, de briser les tabous autour de la problématique et de tirer la sonnette d'alarme", selon Child Focus. Mais cette campagne n'a pas été bien reçue par des familles de victimes. L'association flamande IMLandelijk veut y mettre fin et a déposé une plainte auprès du JEP. "Nous réagissons avec force pour plusieurs raisons", a indiqué le porte-parole. "Tout d'abord, parce que nous avons reçu des réactions de victimes choquées et traumatisées. Les images diffusées sont pénibles pour ces personnes qui ont vécu une expérience similaire." Ensuite, l'association estime que de telles images pédopornographiques ne devraient pas être accessibles si facilement, notamment pour des mineurs. Elle craint enfin que cette vidéo offre, in fine, aux auteurs ce qu'ils veulent voir. Child Focus dit comprendre cette réaction. "Nous avons déjà été contactés par des victimes pour lesquelles les images étaient très choquantes. Nous comprenons cela. Nous souhaitons leur parler afin que nous puissions bien leur expliquer nos intentions", a déclaré la directrice Heidi De Pauw. Elle ajoute qu'une autre partie des victimes avait en revanche réclamé une campagne dure afin de secouer les décideurs. (Belga)

Cette campagne choc a pour ambition d'interpeller le grand public et surtout les politiques. La vidéo diffusée est une reconstitution explicite d'abus sexuels sur un enfant, jouée par des adultes, afin de "créer un effet de choc, de briser les tabous autour de la problématique et de tirer la sonnette d'alarme", selon Child Focus. Mais cette campagne n'a pas été bien reçue par des familles de victimes. L'association flamande IMLandelijk veut y mettre fin et a déposé une plainte auprès du JEP. "Nous réagissons avec force pour plusieurs raisons", a indiqué le porte-parole. "Tout d'abord, parce que nous avons reçu des réactions de victimes choquées et traumatisées. Les images diffusées sont pénibles pour ces personnes qui ont vécu une expérience similaire." Ensuite, l'association estime que de telles images pédopornographiques ne devraient pas être accessibles si facilement, notamment pour des mineurs. Elle craint enfin que cette vidéo offre, in fine, aux auteurs ce qu'ils veulent voir. Child Focus dit comprendre cette réaction. "Nous avons déjà été contactés par des victimes pour lesquelles les images étaient très choquantes. Nous comprenons cela. Nous souhaitons leur parler afin que nous puissions bien leur expliquer nos intentions", a déclaré la directrice Heidi De Pauw. Elle ajoute qu'une autre partie des victimes avait en revanche réclamé une campagne dure afin de secouer les décideurs. (Belga)