Les réactions pleuvent naturellement pour saluer la mémoire de celui qui a dirigé la France pendant 12 ans, de 1995 à 2007. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre nommé au début de son deuxième mandat, est "très peiné par la disparition du Président Chirac". "Pendant 3 ans à Matignon j'avais construit avec lui une relation de confiance et d'affection. Il m'a beaucoup donné, son attachement à la cohésion sociale, son goût de la Chine... Ma gratitude est immense. De c?ur avec sa famille", a-t-il indiqué sur Twitter. Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a rendu hommage à un homme qui "fait désormais partie de l'Histoire de France. Une France à son image: fougueuse, complexe, parfois traversée de contradictions, toujours animée d'une inlassable passion républicaine", a-t-il déclaré dans un communiqué. Pour Jean-Luc Mélenchon aussi, "l'Histoire de France tourne une page". "Recevons la tristesse car elle a ses raisons. Il aimait la France mieux que d'autres depuis. Et pour cette part là, nous lui sommes reconnaissants", a tweeté le chef de file de La France insoumise. Même Marine Le Pen, dont le père a été pour Jacques Chirac un féroce adversaire et le rival au deuxième tour de la présidentielle de 2002, a salué son opposition "à la folie de la guerre en Irak", "l'un des derniers actes de souveraineté d'un chef d'État français". Pour François Bayrou, président du Modem et qui a été l'un de ses ministres de 1995 à 1997, l'ancien président "a été pour la société française un repère". "Au fond, il a toujours refusé les affrontements trop violents. Il attachait une grande importance à ne rien faire d'irréversible entre les Français." (Belga)