Patrick Lefèbvre, correspondant de la Dernière Heure, explique qu'il filmait les affrontements survenus à proximité du rond-point du Marsupilami lorsqu'il a été apostrophé par un policier. "Je portais pourtant ma veste orange étiquetée presse et ma carte de légitimation autour du cou", indique-t-il.

"Le policier m'a demandé de quitter les lieux avant que son collègue, voyant que j'étais journaliste, me laisse faire mon travail en me demandant d'être prudent. Par la suite, alors que je filmais l'assaut des policiers, ceux-ci m'ont demandé de me placer devant eux, du côté des manifestants.

Et finalement, un policier m'a agrippé par l'arrière et a prétendu que j'étais un faux journaliste pour procéder à mon arrestation judiciaire. J'ai été placé au cachot, sans mes chaussures et ma ceinture, jusque 07h00. On m'a alors libéré sans explication et sans même une audition. Seul un gradé m'a présenté des excuses." Le journaliste réfléchit actuellement à la réponse à donner à une arrestation qu'il qualifie d'"arbitraire".