Un reportage américain explique pourquoi Molenbeek est "un foyer de djihadistes" (vidéo)

26/01/16 à 11:45 - Mise à jour à 11:44

Source: Knack

Un reporter de la chaîne d'informations américaine CBSN s'est rendu à Bruxelles afin de comprendre pourquoi Molenbeek est un "foyer de djihadistes". Dans ses conclusions, il s'en prend violemment à la Belgique.

Un reportage américain explique pourquoi Molenbeek est "un foyer de djihadistes" (vidéo)

Molenbeek © Belga

Pour son reportage intitulé "Molenbeek: Terror Recruiting Ground", Vladimir Duthiers de CBSN s'est entretenu avec la bourgmestre de Molenbeek Françoise Schepmans et avec la mère d'un djihadiste parti pour la Syrie à dix-huit ans. Très émue, cette dernière a déclaré qu'elle haïssait les recruteurs". "Ils n'ont pas le courage de se rendre eux-mêmes en Syrie".

"Le Belgistan"

D'après Duthiers, la Belgique est considérée comme le pays occidental où le groupe terroriste EI recrute le plus grand nombre de djihadistes pour le combat en Syrie et en Irak. Selon lui, c'est dû en grande partie au fait que notre pays est connu comme le "Belgistan". Il cite plusieurs facteurs.

"Il y a six gouvernements différents en Belgique et différents niveaux de police responsables de ces communautés qui souvent ne communiquent pas entre eux" déclare Duthiers. Il est étonné que l'appartement d'Abaaoud (le coordinateur supposé des attentats de Paris) se trouve à 100 mètres à peine du bureau du bourgmestre de Molenbeek".

Arabe

Duthiers, qui a résidé en France et au Luxembourg, déclare que Molenbeek lui a laissé une impression étrange. "Saint-Denis était plus comme le Queens à New York, multiculturel et ouvert. À Molenbeek, l'atmosphère était tout à fait différente. J'avais le sentiment que les gens nous regardaient et étaient plus agressifs. Personne n'y parlait français ou flamand, la plupart parlaient arabe."

Pour le journaliste, c'est là un grand problème. "Si vous voulez devenir français, vous devez parler français. En Belgique, vous n'êtes pas obligé de connaître le français, le flamand ou l'allemand. Comme la police de Molenbeek ne parle presque pas arabe, il est très facile d'y passer dans la clandestinité. Molenbeek est aussi un carrefour de trafic d'armes". (KVDA)

Regardez le reportage sur le site web de CBSN.

Les commentaires du reporter Vladimir Duthiers:

En savoir plus sur:

Nos partenaires