Trois hommes, Fabien Neretse, Emmanuel Nkunduwimye et Ernest Gakwaya, devront en effet y répondre de crime de génocide et crime de guerre.

Pour ce 5e procès organisé en Belgique concernant le génocide rwandais, le tirage au sort des jurés aura lieu le 21 octobre. Les débats débutteront le 24 octobre, et devraient se poursuivre durant plusieurs semaines.

Dans ce dossier, Ernest Gakwaya est accusé de meurtres et viols durant le génocide des Tutsis et des Hutus modérés par des Hutus, au Rwanda en 1994. Emmanuel Nkunduwimye est quant à lui accusé de meurtres, tentatives de meurtre et viols durant la même période. Enfin, Fabien Neretse est accusé de meurtres et tentatives de meurtre.

Les trois accusés seront défendus par les pénalistes Dimitri de Béco, Jean-Pierre Jacques et Gilles Vanderbeck. De l'autre côté de la barre, de nombreux proches de victimes du génocide seront entre autres représentés par Michèle Hirsch, Eric Gillet et Maryse Alié.

Les accusés Ernest Gakwaya et Emmanuel Nkunduwimye avaient été arrêtés en mars 2011 à Bruxelles. Il leur est reproché d'avoir été membres des Interahamwe, ces milices pro-Hutu qui ont été très impliquées dans le génocide. Ils contestent les faits qui leur sont reprochés.

Quant à Fabien Neretse, il avait été arrêté en France, en 2011 également. Ce haut fonctionnaire rwandais, originaire de Ruhengeri, était un homme d'influence sous le régime du président du Rwanda Habyarimana. Il est particulièrement suspecté de l'assassinat d'une Belge, Claire Beckers, ainsi que du mari de celle-ci, Isaïe Bucyana, et de leur fille Katia. Ils avaient été tués quelques jours après le début du génocide, le 9 avril 1994, à Kigali.

Se sentant menacée, la famille avait, selon des témoins, tenté de fuir sa maison et de rejoindre la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (Minuar). Mais elle avait été dénoncée, par Fabien Neretse selon l'enquête, et arrêtée à un barrage par des hommes en armes. Claire Beckers, son mari et leur fille avaient ensuite été fusillés.

Quatre procès d'assises ont déjà été organisés à Bruxelles en lien avec le génocide rwandais, entre 2001 et 2009. Ces procès avaient été particulièrement longs, compte tenu des nombreux témoins à entendre. Ce cinquième procès s'annonce lui aussi relativement étendu, environ deux semaines au minimum. Le génocide rwandais a eu lieu entre avril et juillet 1994. Environ 500.000 à un million de Rwandais, principalement des Tutsis mais aussi des Hutus modérés, ont été tués.

Des appels au massacre des Tutsis avaient été lancés par des Hutus après l'attentat qui a détruit, le 6 avril 1994, l'avion transportant le président rwandais Juvénal Habyarimana. Cet attentat avait eu lieu alors que des négociations tendues étaient en cours entre la majorité ethnique Hutu et les Tutsis, en minorité dans le pays.

Trois hommes, Fabien Neretse, Emmanuel Nkunduwimye et Ernest Gakwaya, devront en effet y répondre de crime de génocide et crime de guerre. Pour ce 5e procès organisé en Belgique concernant le génocide rwandais, le tirage au sort des jurés aura lieu le 21 octobre. Les débats débutteront le 24 octobre, et devraient se poursuivre durant plusieurs semaines.Dans ce dossier, Ernest Gakwaya est accusé de meurtres et viols durant le génocide des Tutsis et des Hutus modérés par des Hutus, au Rwanda en 1994. Emmanuel Nkunduwimye est quant à lui accusé de meurtres, tentatives de meurtre et viols durant la même période. Enfin, Fabien Neretse est accusé de meurtres et tentatives de meurtre. Les trois accusés seront défendus par les pénalistes Dimitri de Béco, Jean-Pierre Jacques et Gilles Vanderbeck. De l'autre côté de la barre, de nombreux proches de victimes du génocide seront entre autres représentés par Michèle Hirsch, Eric Gillet et Maryse Alié. Les accusés Ernest Gakwaya et Emmanuel Nkunduwimye avaient été arrêtés en mars 2011 à Bruxelles. Il leur est reproché d'avoir été membres des Interahamwe, ces milices pro-Hutu qui ont été très impliquées dans le génocide. Ils contestent les faits qui leur sont reprochés. Quant à Fabien Neretse, il avait été arrêté en France, en 2011 également. Ce haut fonctionnaire rwandais, originaire de Ruhengeri, était un homme d'influence sous le régime du président du Rwanda Habyarimana. Il est particulièrement suspecté de l'assassinat d'une Belge, Claire Beckers, ainsi que du mari de celle-ci, Isaïe Bucyana, et de leur fille Katia. Ils avaient été tués quelques jours après le début du génocide, le 9 avril 1994, à Kigali. Se sentant menacée, la famille avait, selon des témoins, tenté de fuir sa maison et de rejoindre la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (Minuar). Mais elle avait été dénoncée, par Fabien Neretse selon l'enquête, et arrêtée à un barrage par des hommes en armes. Claire Beckers, son mari et leur fille avaient ensuite été fusillés.Quatre procès d'assises ont déjà été organisés à Bruxelles en lien avec le génocide rwandais, entre 2001 et 2009. Ces procès avaient été particulièrement longs, compte tenu des nombreux témoins à entendre. Ce cinquième procès s'annonce lui aussi relativement étendu, environ deux semaines au minimum. Le génocide rwandais a eu lieu entre avril et juillet 1994. Environ 500.000 à un million de Rwandais, principalement des Tutsis mais aussi des Hutus modérés, ont été tués. Des appels au massacre des Tutsis avaient été lancés par des Hutus après l'attentat qui a détruit, le 6 avril 1994, l'avion transportant le président rwandais Juvénal Habyarimana. Cet attentat avait eu lieu alors que des négociations tendues étaient en cours entre la majorité ethnique Hutu et les Tutsis, en minorité dans le pays.