Ouvert en 2008 sur la base d'une lettre anonyme et enrichi au fil des multiples investigations du juge d'instruction Philippe Richard, le dossier concernant Stéphane Moreau, patron de Nethys et qui a décidé de démissionner en sa qualité de bourgmestre d'Ans (PS), entre dans une phase décisive. Le juge d'instruction Frédéric Frenay, qui avait hérité du dossier du juge Richard en mars 2015, a terminé son instruction. Il l'a communiquée, hier, au parquet de Liège, à charge pour ce dernier de l'examiner, de demander éventuellement des devoirs complémentaires et d'ensuite tracer les réquisitions de renvoi en correctionnel. Le procès pourrait encore être organisé cette année. Il ne s'agit pas ici du dossier impliquant Ethias et Stéphane Moreau dans l'affaire dite de la véranda. Celui-ci est clôturé depuis un certain temps et a déjà été communiqué au parquet, comme l'annonçait La Meuse. Pour rappel, en 2010, la tempête avait soufflé sur Ans et fait tomber un arbre d'un terrain appartenant à Stéphane Moreau (il l'avait acquis avec l'entrepreneur Gaetano Lana) sur la véranda d'un voisin. Les frais (53 000 euros) avaient été épongés par la compagnie d'assurance Ethias, alors que le bourgmestre d'Ans n'était pas assuré pour ce genre de sinistre. La justice soupçonne des collaborateurs de l'entreprise, dont l'ancien patron, Bernard Thiry, d'avoir participé à la confection de faux contrats pour permettre à Stéphane Moreau d'être indemnisé.

Le "gros" dossier Moreau qui vient d'être transmis au parquet de Liège porte sur trois sujets d'importance inégale: le fonds de pension Ogeo Fund, le voyage récréatif à Abou Dhabi (Emirats arabes unis) payé par Ogeo à quelques-uns de ses cadres (dont Stéphane Moreau) et, enfin, l'affaire dite des camionnettes (des véhicules de rebut de Tecteo donnés ou vendus à vil prix à des amis politiques, dont Alain Mathot, pour leurs campagnes électorales). C'est le dossier Ogeo Fund qui est le plus attendu. La justice liégeoise s'est intéressée sous un angle pénal aux constructions juridiques et aux mécanismes financiers qui sous-tendent le cinquième fond de pension de Belgique. On touche au coeur de la puissance financière de la nébuleuse Publifin/Nethys/Ogeo dirigée par Stéphane Moreau et André Gilles.

Ouvert en 2008 sur la base d'une lettre anonyme et enrichi au fil des multiples investigations du juge d'instruction Philippe Richard, le dossier concernant Stéphane Moreau, patron de Nethys et qui a décidé de démissionner en sa qualité de bourgmestre d'Ans (PS), entre dans une phase décisive. Le juge d'instruction Frédéric Frenay, qui avait hérité du dossier du juge Richard en mars 2015, a terminé son instruction. Il l'a communiquée, hier, au parquet de Liège, à charge pour ce dernier de l'examiner, de demander éventuellement des devoirs complémentaires et d'ensuite tracer les réquisitions de renvoi en correctionnel. Le procès pourrait encore être organisé cette année. Il ne s'agit pas ici du dossier impliquant Ethias et Stéphane Moreau dans l'affaire dite de la véranda. Celui-ci est clôturé depuis un certain temps et a déjà été communiqué au parquet, comme l'annonçait La Meuse. Pour rappel, en 2010, la tempête avait soufflé sur Ans et fait tomber un arbre d'un terrain appartenant à Stéphane Moreau (il l'avait acquis avec l'entrepreneur Gaetano Lana) sur la véranda d'un voisin. Les frais (53 000 euros) avaient été épongés par la compagnie d'assurance Ethias, alors que le bourgmestre d'Ans n'était pas assuré pour ce genre de sinistre. La justice soupçonne des collaborateurs de l'entreprise, dont l'ancien patron, Bernard Thiry, d'avoir participé à la confection de faux contrats pour permettre à Stéphane Moreau d'être indemnisé.Le "gros" dossier Moreau qui vient d'être transmis au parquet de Liège porte sur trois sujets d'importance inégale: le fonds de pension Ogeo Fund, le voyage récréatif à Abou Dhabi (Emirats arabes unis) payé par Ogeo à quelques-uns de ses cadres (dont Stéphane Moreau) et, enfin, l'affaire dite des camionnettes (des véhicules de rebut de Tecteo donnés ou vendus à vil prix à des amis politiques, dont Alain Mathot, pour leurs campagnes électorales). C'est le dossier Ogeo Fund qui est le plus attendu. La justice liégeoise s'est intéressée sous un angle pénal aux constructions juridiques et aux mécanismes financiers qui sous-tendent le cinquième fond de pension de Belgique. On touche au coeur de la puissance financière de la nébuleuse Publifin/Nethys/Ogeo dirigée par Stéphane Moreau et André Gilles.