Le prêtre, 81 ans, réfugié au Liban, n'était pas présent lundi matin, a constaté un correspondant de l'AFP. Un mandat d'arrêt international a été délivré à son encontre en avril 2016 mais le Liban ne l'a pas extradé. "L'instruction a été longue, trop longue. Monsieur Labaky n'a jamais déféré aux demandes du juge d'instruction, prétextant des problèmes de santé que l'on n'a pas pu vérifier", a déclaré l'avocat général Pascal Chaux. Ce n'est qu'après la condamnation de ce prêtre maronite libanais par la justice canonique (la justice de l'Eglise), en 2013, que des victimes ont déposé plainte auprès de la justice pénale française. De nombreux faits, remontant aux années 1990, seraient prescrits. Le père Labaky a fondé et dirigé de 1991 à 1998, à Douvres-la-Délivrande (Calvados), près de Caen, le foyer "Notre-Dame - Enfants du Liban" accueillant des enfants libanais orphelins de la guerre, où il aurait abusé de nombreuses jeunes filles. Il est poursuivi pour des viols et agressions sur trois d'entre elles, une seule s'étant constituée partie civile. "Les autres, deux soeurs, ont reçu de nombreuses menaces au Liban", a expliqué l'avocate des parties civiles, Me Solange Doumic. "Une condamnation constituerait la reconnaissance de l'innocence des victimes. C'est vital pour refermer les plaies, d'autant qu'il ne montre aucun remords et se présente en martyr, victime d'une conspiration", a déclaré Céleste Akiki, nièce de l'accusé, qui a dit avoir subi des violences de sa part. Mme Akiki est venue des Etats-Unis pour le procès. Elle devrait témoigner comme témoin, les faits la concernant étant prescrits. Mansour Labaky, qui encourt une peine de vingt ans de réclusion criminelle, a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Son avocate a annoncé son intention de plaider l'acquittement. Les réquisitions sont attendues lundi en fin d'après-midi. (Belga)

Le prêtre, 81 ans, réfugié au Liban, n'était pas présent lundi matin, a constaté un correspondant de l'AFP. Un mandat d'arrêt international a été délivré à son encontre en avril 2016 mais le Liban ne l'a pas extradé. "L'instruction a été longue, trop longue. Monsieur Labaky n'a jamais déféré aux demandes du juge d'instruction, prétextant des problèmes de santé que l'on n'a pas pu vérifier", a déclaré l'avocat général Pascal Chaux. Ce n'est qu'après la condamnation de ce prêtre maronite libanais par la justice canonique (la justice de l'Eglise), en 2013, que des victimes ont déposé plainte auprès de la justice pénale française. De nombreux faits, remontant aux années 1990, seraient prescrits. Le père Labaky a fondé et dirigé de 1991 à 1998, à Douvres-la-Délivrande (Calvados), près de Caen, le foyer "Notre-Dame - Enfants du Liban" accueillant des enfants libanais orphelins de la guerre, où il aurait abusé de nombreuses jeunes filles. Il est poursuivi pour des viols et agressions sur trois d'entre elles, une seule s'étant constituée partie civile. "Les autres, deux soeurs, ont reçu de nombreuses menaces au Liban", a expliqué l'avocate des parties civiles, Me Solange Doumic. "Une condamnation constituerait la reconnaissance de l'innocence des victimes. C'est vital pour refermer les plaies, d'autant qu'il ne montre aucun remords et se présente en martyr, victime d'une conspiration", a déclaré Céleste Akiki, nièce de l'accusé, qui a dit avoir subi des violences de sa part. Mme Akiki est venue des Etats-Unis pour le procès. Elle devrait témoigner comme témoin, les faits la concernant étant prescrits. Mansour Labaky, qui encourt une peine de vingt ans de réclusion criminelle, a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Son avocate a annoncé son intention de plaider l'acquittement. Les réquisitions sont attendues lundi en fin d'après-midi. (Belga)