"Nous voulons ajouter cette pièce manquante de notre système judiciaire", explique l'avocat pénaliste Walter Damen. Ce dernier a mis au point le concept de centre, qui s'appellera "DeRadiAnt", avec le député fédéral et président de la Commission de Lutte contre le terrorisme de la Chambre, Koen Metsu (N-VA). Le projet, qui devrait être opérationnel d'ici les vacances de Pâques, entend dépasser "la complexité de la politique et du Comité exécutif des musulmans" pour répondre à un besoin aigu. L'idée est de déjà commencer à travailler en prison de sorte qu'une fois le prisonnier libéré, son dossier ne doive pas être transmis à une autre personne qui ne le connaît pas. "Aujourd'hui, les prisonniers radicalisés sont encore trop souvent lâchés comme des projectiles dans la société", estime Koen Metsu. Dans un premier temps, Walter Damen et Koen Metsu vont examiner les candidatures d'imams et d'experts qui leur sont parvenues. "Nous voulons démarrer avec trois ou cinq experts qui appliquent une interprétation occidentale de l'islam." Le deux hommes soulignent que le centre est une initiative "citoyenne", sur fonds propres, et que la contribution des experts devrait dans un premier temps se faire sur base volontaire. Ils espèrent que le projet pourra être étendu, après évaluation, et qu'il inspirera le plus de monde possible. Koen Metsu espère enfin que les autorités soutiendront à terme le centre et que les (ex-)détenus radicalisés seront contraints par la justice de suivre un parcours de déradicalisation. (Belga)

"Nous voulons ajouter cette pièce manquante de notre système judiciaire", explique l'avocat pénaliste Walter Damen. Ce dernier a mis au point le concept de centre, qui s'appellera "DeRadiAnt", avec le député fédéral et président de la Commission de Lutte contre le terrorisme de la Chambre, Koen Metsu (N-VA). Le projet, qui devrait être opérationnel d'ici les vacances de Pâques, entend dépasser "la complexité de la politique et du Comité exécutif des musulmans" pour répondre à un besoin aigu. L'idée est de déjà commencer à travailler en prison de sorte qu'une fois le prisonnier libéré, son dossier ne doive pas être transmis à une autre personne qui ne le connaît pas. "Aujourd'hui, les prisonniers radicalisés sont encore trop souvent lâchés comme des projectiles dans la société", estime Koen Metsu. Dans un premier temps, Walter Damen et Koen Metsu vont examiner les candidatures d'imams et d'experts qui leur sont parvenues. "Nous voulons démarrer avec trois ou cinq experts qui appliquent une interprétation occidentale de l'islam." Le deux hommes soulignent que le centre est une initiative "citoyenne", sur fonds propres, et que la contribution des experts devrait dans un premier temps se faire sur base volontaire. Ils espèrent que le projet pourra être étendu, après évaluation, et qu'il inspirera le plus de monde possible. Koen Metsu espère enfin que les autorités soutiendront à terme le centre et que les (ex-)détenus radicalisés seront contraints par la justice de suivre un parcours de déradicalisation. (Belga)