Ce nouvel accès réservé est implanté dans l'infrastructure de l'ancienne gare ferroviaire, au sud des quais actuels. Il est accessible aux travailleurs des entreprises avoisinantes telles que KPMG, Deloitte ou encore Microsoft, moyennant un badge. Ce nouveau couloir permet de séparer le flux des travailleurs de celui des voyageurs. Aujourd'hui, plus de 25% des personnes qui prennent l'avion à l'aéroport national utilisent le train. Pour les navetteurs du 'business district', la part modale du train n'est que de 10%. "L'objectif est d'arriver à terme à une répartition 50-50 entre les transports en commun et la voiture, tant pour les voyageurs que pour les navetteurs", a confié Arnaud Feist. "L'aéroport est devenu un carrefour intermodal et l'augmentation de la part des transports publics constitue pour nous un objectif stratégique, surtout lorsque l'on constate que le moindre incident sur le Ring provoque des retards très importants." La société Brussels Airport, propriétaire des bâtiments du 'Business District', entend par ailleurs poursuivre le développement de celui-ci. "Ce dossier était l'un des tout premiers sur ma pile lorsque je suis arrivée à la SNCB en mars 2017", s'est souvenue Sophie Dutordoir. "Nous nous sommes vus. On a fait kif kif. Tout le monde est content. Durant la semaine, la SNCB propose 330 trains par jour de et vers 78 gares belges et plusieurs destinations internationales, dont Amsterdam", a précisé la CEO. Elle a aussi évoqué l'existence d'une plateforme spécifique 'Business Portal' à destination des entreprises. François Bellot a pointé de son côté l'importance de l'intermodalité et des n?uds de correspondance, ainsi que le rôle central que doit jouer le rail dans ce dispositif. "Hier/lundi, on a enregistré 525 km de files cumulées sur le Ring, soit un taux de ponctualité de 0%. Ce taux était de 88% pour les trains." (Belga)