Un élément nouveau qui porterait sur la manière dont l'enquête a été réalisée et qui pourrait être favorable à Jean-Charles Luperto. "C'est la première fois dans le dossier qu'une question à décharge est mise en évidence par la parquet général", a déclaré Me Marc Uyttendael, avocat du prévenu.

Le député-bourgmestre de Sambreville Jean-Charles Luperto avait répondu, le 19 mai dernier, de quatre scènes commises en 2014 en présence de quatre personnes différentes: un enfant de neuf ans, deux hommes et une dame. Il est suspecté de s'être masturbé devant ces personnes dans les toilettes d'une station-service réputée pour être un lieu de rendez-vous pour des rencontres furtives entre homosexuels.

Devant la cour d'appel de Liège, le parquet général avait soutenu qu'il existait un faisceau de présomptions précises et concordantes qui permettent de considérer que Jean-Charles Luperto s'est exhibé à plusieurs reprises dans les toilettes du parking de Spy. Le ministère public avait requis une peine allant de six à huit mois de prison avec sursis simple.

Le député-bourgmestre de Sambreville a toujours contesté ces faits. Ses avocats, Me Uyttendael et Me Preumont, avaient plaidé l'acquittement.

La cour devait prononcer son arrêt définitif ce mardi, mais le parquet général a introduit une demande de réouverture des débats, acceptée par la cour. Les débats seront rouverts le 8 septembre à 09h00.

Après la comparution de Jean-Charles Luperto devant la cour, un nouveau témoignage est intervenu. Il s'agirait du témoignage du beau-père du mineur concerné dans le dossier, qui mettrait en doute la manière dont l'enquête a été réalisée. Cet homme révélerait qu'il a été témoin indirect d'une influence exercée sur un témoin essentiel, la mère de l'enfant, par les enquêteurs. Ces derniers auraient laissé, pendant quelques heures, un album photo à disposition de la témoin, lui permettant d'identifier plus facilement Jean-Charles Luperto.

Selon la défense, cet élément pourrait accréditer la thèse, déjà soulevée, selon laquelle l'enquête a été réalisée à charge. "Nous n'avions pas sollicité cette réouverture des débats mais elle va dans le sens de ce que nous avions plaidé", a commenté Me Uyttendael. "C'est la première fois que le pouvoir judiciaire s'interroge sur la manière dont l'enquête a été réalisée. L'enquête a-t-elle été orientée? Tout le dossier le démontre. Je me réjouis que, pour la première fois, le parquet général estime qu'il faut faire la vérité sur la manière dont l'enquête a été réalisée. L'instruction a peut-être été influencée par le comportement curieux des enquêteurs".

Un élément nouveau qui porterait sur la manière dont l'enquête a été réalisée et qui pourrait être favorable à Jean-Charles Luperto. "C'est la première fois dans le dossier qu'une question à décharge est mise en évidence par la parquet général", a déclaré Me Marc Uyttendael, avocat du prévenu.Le député-bourgmestre de Sambreville Jean-Charles Luperto avait répondu, le 19 mai dernier, de quatre scènes commises en 2014 en présence de quatre personnes différentes: un enfant de neuf ans, deux hommes et une dame. Il est suspecté de s'être masturbé devant ces personnes dans les toilettes d'une station-service réputée pour être un lieu de rendez-vous pour des rencontres furtives entre homosexuels. Devant la cour d'appel de Liège, le parquet général avait soutenu qu'il existait un faisceau de présomptions précises et concordantes qui permettent de considérer que Jean-Charles Luperto s'est exhibé à plusieurs reprises dans les toilettes du parking de Spy. Le ministère public avait requis une peine allant de six à huit mois de prison avec sursis simple. Le député-bourgmestre de Sambreville a toujours contesté ces faits. Ses avocats, Me Uyttendael et Me Preumont, avaient plaidé l'acquittement. La cour devait prononcer son arrêt définitif ce mardi, mais le parquet général a introduit une demande de réouverture des débats, acceptée par la cour. Les débats seront rouverts le 8 septembre à 09h00. Après la comparution de Jean-Charles Luperto devant la cour, un nouveau témoignage est intervenu. Il s'agirait du témoignage du beau-père du mineur concerné dans le dossier, qui mettrait en doute la manière dont l'enquête a été réalisée. Cet homme révélerait qu'il a été témoin indirect d'une influence exercée sur un témoin essentiel, la mère de l'enfant, par les enquêteurs. Ces derniers auraient laissé, pendant quelques heures, un album photo à disposition de la témoin, lui permettant d'identifier plus facilement Jean-Charles Luperto. Selon la défense, cet élément pourrait accréditer la thèse, déjà soulevée, selon laquelle l'enquête a été réalisée à charge. "Nous n'avions pas sollicité cette réouverture des débats mais elle va dans le sens de ce que nous avions plaidé", a commenté Me Uyttendael. "C'est la première fois que le pouvoir judiciaire s'interroge sur la manière dont l'enquête a été réalisée. L'enquête a-t-elle été orientée? Tout le dossier le démontre. Je me réjouis que, pour la première fois, le parquet général estime qu'il faut faire la vérité sur la manière dont l'enquête a été réalisée. L'instruction a peut-être été influencée par le comportement curieux des enquêteurs".